Présaison CSP 2018/19

Xavier Popelier : "je suis enthousiasmé par l’équipe de ce soir"

Illustration

Nostalgie ! Mickaël Vaillant a tendu le micro de Illustration à Xavier POPELIER ex-président emblématique du grand Limoges CSP des années 80-90. Le dirigeant revient très enthousiaste dans un Beaublanc qu'il avait évité depuis 2000 et les déboires judiciaires du club. Pascal DONNADIEU, le coach francilien, livre aussi son point de vue sur le "presque hold-up" des siens samedi soir à Limoges.

Illustration Alors peut-on vous appeler Président ?
Xavier Popelier :
Rhoo, il parait que lorsqu'on est président une fois dans sa vie, on l'est toujours, et puis comme on dit, "qui n'est pas président en France ?"

Illustration Vous êtes venu sur ce match face à Nanterre, on peut dire que niveau ambiance vous êtes servi ? Ca a été un match avec des hauts et des bas mais un vrai match du Limoges CSP comme on les aime.
Xavier Popelier :
Oui ca a été un vrai match, mais je dois vous dire que je n'ai pas souvent vu perdre mon équipe. J'ai été 25 ans président et je crois qu'il y a eu peu de jours où j'ai vu perdre mon équipe ici, dans ce palais des sports, jusqu'au titre de champion d'Europe d'ailleurs. Vous savez ca fait 9 ans que je ne suis pas revenu dans ce palais des sports puisque j'ai arrêté en 2000. On venait d'être champion d'Europe (NDLR : vainqueur de la coupe Korac) et que l'on avait fait le triplé. Mais il se trouve qu'il y a eu des évènements un peu dramatiques au CSP, moi je n'étais plus président à ce moment là mais ça m'a marqué énormément et je reconnais que j'ai tiré un trait sur le CSP... Et ça m'a repris vous voyez 9 ans après parce que j'ai beaucoup d'amis ici ce soir qui ont continué. Mais ce qui m'a impressionné le plus, en dehors de l'équipe, c'est ce public. Je peux vous dire qu'en 71 quand j'ai créé ce club, il y avait 50 personnes parce que c'était une région de football, une région de rugby... J'ai créé ce club en 71, il y avait peu de spectateurs et d'avoir formé tous ces spectateurs que nous avons eu aujourd'hui qui deviennent vraiment des spécialistes du basket, c'est ma grande victoire aujourd'hui de voir ce public qui est toujours fidèle à ce club.

Illustration Vous êtes devant une image du CSP d'autrefois qui n'était même pas le CSP à l'époque. Que d'évolution ?
Xavier Popelier :
Oh oui c'est vrai parce que derrière moi on voit les traces d'ici, dans cette ensemble où il y avait un terrain plein air où venaient jouer les Harlem Globe-trotter et d'autres équipes qui attiraient les foules. Après on a été à la salle municipale des sports où l'on a connu des moments de gloire aussi. Et puis après on a vu construire, et je l'espère grâce au CSP, cette cathédrale dans laquelle vous êtes et qui a vu les plus grandes victoires du CSP. J'ai vu défiler, en tant que président, tous les grands joueurs français et tous les grands joueurs américains. On ne peut pas en citer un seul parce que pendant les 25 ans de présidence, j'ai vu défiler tous les meilleurs joueurs. Soit contre nous mais surtout avec nous et c'est ce qui nous a permis de remporter de nombreuses victoires.

Illustration Évoquons cette équipe que vous avez vu ce soir, qu'est ce qu'elle vous inspire ?
Xavier Popelier :
Alors je vais vous dire, je suis enthousiasmé par l'équipe de ce soir parce que je dois dire que l'on m'avait parlé un peu du CSP actuel et on m'avait dit que le niveau de l'équipe n'était pas extrêmement performant. Ben je dois vous dire que ce soir, je dois mettre en doute ce que j'avais entendu. J'ai préféré le voir de mes yeux et je suis convaincu que le CSP est parti pour faire une grande saison cette année. Et je pense que ma présence ce soir a permis de redynamiser encore tous nos dirigeants, anciens et nouveaux, et de retrouver cet esprit que l'on avait à l'époque où l'on était porté par un public exceptionnel et ce qui nous a permis de remporter de nombreux titres.

Illustration Vous reviendrez donc cette saison ?
Xavier Popelier :
Ah oui, mais je vais vous dire, et ça surprend beaucoup de gens ici et ailleurs, pendant mes 25 ans de présidence, j'avais 2 abonnements, un pour ma femme à l'époque, et j'ai toujours payé mon abonnement en tant que président, et je dois vous dire que depuis 9 ans je n'avais plus repris mes deux abonnements et ils sont là cette année ! J'ai repris mes deux abonnements et je fais confiance à ce club qui n'est très cher.

Interview de Pascal Donnadieu
Illustration Alors Pascal, un petit mot sur cette rencontre ? Ça ne s'est pas joué à grand-chose et vous avez failli faire le hold-up j'allais dire mais peut-être pas parce que sur le dernier quart-temps vous avez très très très bien joué.
Illustration Si, on peut considérer quand même que c'est un hold-up dans la mesure où ça aurait pu être un hold-up, dans la mesure où on était loin, on a tenté de faire une défense de zone, ils ont été un peu fébriles. Bon, on ne voulait pas la faire trop tôt mais ils ont montré beaucoup de fébrilité. Ça nous a permis de revenir avec des tirs extérieurs de Corosine et d'Akono un petit peu de feu. Voilà, c'est les caractéristiques de notre jeu, on a une équipe jeune, ce soir on a été certainement un petit peu écrasé par l'évènement pendant 25 minutes. Comme c'est des gars qui ne lâchent rien et qui se battent, ils ont réussi à revenir dans le match. Je pense qu'avec un tantinet de lucidité on aurait même peut-être pu gagner. Après c'est le risque, on décide de faire zone à la fin parce qu'ils en mettent pas un, on n'est pas à l'abri que Darby en mette un et effectivement il l'a mis mais c'était le risque à prendre, il n'y a pas de regret par rapport à ça.

Illustration Ce qui a joué dans les dernières secondes c'est l'expérience de Limoges face à la jeunesse de Nanterre ?
Illustration Oui on va dire ça comme ça. C'est aussi le contexte de la salle, c'est-à-dire quand il y a 4500 personnes qui font en sorte que le money-time soit compliqué pour l'équipe adverse, ben c'est normal que l'on soit un petit peu plus en difficulté. C'est vrai que nous on a été dangereux sur les tirs extérieurs, après il aurait fallu que l'on soit en capacité d'avoir un joueur intérieur qui puisse nous mettre 1 ou 2 paniers dans la raquette. Jonathan Tornato l'a fait une fois mais c'est insuffisant. On a été un petit peu trahis par notre secteur intérieur, Cope et Carter qui, à mon avis, n'ont pas fait les matches qu'ils auraient du faire.

Illustration Il y a des regrets donc sur cette rencontre ?
Illustration Forcément. Moi je suis quelqu'un qui est avant tout un compétiteur. Donc on perd de 2-3 points et on est en situation de pouvoir éventuellement gagner, il y a forcément des regrets. Après comme j'ai dit aux joueurs, je préfère revenir et avoir pourquoi pas des regrets que d'en avoir pris 20 et de n'avoir jamais existé. Forcément il ya des regrets mais le fait que l'on n'ait rien lâché, le fait qu'avec cinq gamins, cinq petits jeunes français l'on soit revenu, c'est une grande satisfaction. Maintenant j'aimerai bien que les cadres de l'équipe soient un petit peu plus à la hauteur sur les matches à l'extérieur parce que l'on retrouve un peu les même symptômes depuis trois matches et il faut que l'on règle ça si l'on veut faire un championnat intéressant.

Merci encore à Mickaël Vaillant et à Illustration pour ces interviews.

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