Présaison CSP 2018/19

Tournoi de Limoges : Jour 1

Illustration

À l'issue de la première journée du tournoi de Limoges, la principale satisfaction est de voir demain Denis Latimore confronté à ses ex-futurs-coéquipiers.
Après un match serré, Orléans s'est incliné dans les derniers instants face aux belges de Charleroi, 75-77. Nos Limougeauds quant à eux, ont très bien résisté en première mi-temps face à Dijon, avant de craquer dans le troisième quart temps, pour finalement perdre la partie 75-82.

Charleroi – Orléans

Dans la première rencontre, Orléans affrontait donc un habitué des joutes Européennes, le Spirou Charleroi, devant un public pour le moins clairsemé. Après quelques minutes d'observation, les deux équipes entrent dans le vif du sujet. Salisbery inscrit les premiers point pour Orléans, avant que Wilkinson ne ramène son équipe dans la partie. Dennis Latimore fait son entrée sur le terrain à la 6° minute, sous les applaudissements de Beaublanc. Cela n'empêche pas Wilkinson de dominer les débats, permettant à son équipe d'emporter le premier quart-temps 22-13.
Wilkinson n'est toutefois pas le seul belge à ce mettre en valeur ; Riddick a beau porter des lunettes, il n'en a pas moins de bons yeux, et aucun ballon ne lui échappe. Ajoutez à cela quelques gros dunks, et Charleroi domine nettement le jeu. Les Orléanais quant à eux peinent à trouver la mire, mais parviennent tant bien que mal à stabiliser l'écart. En fin de période, ils accélèrent et refont leur retard. 40-38 à la pause, et ce match qui se présentait comme une promenade de santé pour les belges se trouve relancé.
Au retour des vestiaires, c'est Charleroi qui fait preuve de maladresse et se fait dépasser. Les belges jouent en force et commettent beaucoup de fautes, là où leurs adversaires préfèrent la finesse, et les interceptions de Dewar. Orléans a complètement inversé la tendance en une dizaine de minutes, et compte désormais 9 points d'avance (45-54, 29° min). Charleroi est étouffé, ratant jusqu'à ses lancer-francs. C'est finalement Riddick qui d'une claquette monumentale re-dynamise ses troupes en fin de période (51-57, QT3).
L'équipe d'outre-quiévrain revient instantanément dans la partie et égalise dès les premiers instants du dernier quart-temps. Salisbery et Riddick sortent après 5 fautes ; Orléans s'en trouve moins diminué et reprend 5 longueurs d'avance, rapidement effacées par Hamilton pour Charleroi. Les belges refont pas à pas leur retard pour prendre enfin l'avantage à la 39° minute. Le jeune Curti rate le shoot de l'égalisation dans les dernières secondes, et permet à Charleroi de décrocher son billet pour la « finale » de demain en l'emportant 77-75. Wilkinson s'est montré le plus en vue avec 28 points, 11 rebonds pour 36 d'éval en « seulement » 23 minutes. Cope et Dewar pointent quant à eux à 17 points pour l'équipe du Loiret.

Limoges - Dijon

Après ce plaisant amuse-bouche, Beaublanc peut passer aux choses sérieuses. Les travées se peuplent un peu plus, les tambours des Phénix et autres Eagles se font entendre, et la présentation des équipes peut commencer. Lukovski, Larrouquis, Tucker, Almonte et Gouez (qui évoluera sous le nom de Gouez-Madlon cette saison suite à son mariage) constituent le premier 5 à évoluer en match Beaublanc cette saison.

Si le premier shoot de la rencontre est pour Stephens, c'est bien notre champion du monde, Lukovski, qui inscrit les 2 premiers points de la rencontre. Et il ne s'arrête pas là ! Passes aveugles, interceptions, tout le répertoire y passe. Le serbe ne semble vraiment pas forcer son talent, mais à coup de petites accélérations ouvre les espaces et éblouit Beaublanc de toute sa classe. Larrouquis montre quant à lui ses talents d'artilleur, et Dijon prend son premier temps-mort dès la 5° minute. Mais rien n'y fait, Tucker et Gouez s'y mettent aussi et Limoges réalise une excellente entrée en matière (18-11, 6° min). Bradford limite les dégâts, répond du tac au tac au missile de Lukovski, et sous son impulsion Dijon contrôle mieux son hôte en fin de quart-temps (25-21, QT1). Limoges montre une belle défense, poussant Dijon à prendre sa chance de loin, et présente un visage assez homogène, sans changement du niveau de jeu selon les rotations alignées.

Le deuxième quart-temps part sur les mêmes bases. Lukovski continue de jouer les altruistes, part au lay-up en attirant à lui toute la défense, pour mieux offrir un caviar à Salmon. Lorsque le serbe retourne s'assoir sur le banc, tout ne va pourtant pas aussi bien, et Dijon revient rapidement dans le match par Simon et Badiane (29-30, 14° min). Tucker en revanche sort complètement du match en commettant deux fautes coup sur coup loin du porteur du ballon. Renaux prend sa place, et se conforme à son modèle... Salmon remet enfin son équipe dans le droit chemin d'un panier plein de classe ; Almonte et Niakate l'imitent, tandis que Larrouquis et Gouez donnent de l'air à Limoges en défense, poussant même les visiteurs au bout des 24 secondes. Limoges peut respirer (40-34, 18° min). La fin de période est moins heureuse, à l'image de l'aller-retour sur le terrain de Roberts, qui prend déjà sa troisième faute. Almonte confond vitesse et précipitation, et Limoges se retrouve à portée de tir à mi-parcours (42-40, MT).
Avec 7 points, 3 rebonds, 4 fautes provoquées, 2 passes pour 12 d'éval, et tout ce que les stats ne prennent pas en compte, Lukovski et clairement le joueur en vue au cours de cette première période. Almonte et ses 5 rebonds ne font pas désordre non plus.

Le jeu Limougeaud reste plaisant à voir au retour des vestiaires. La cohésion est là, Tucker est à l'affut quand Gouez manque son coup, Lukovski rapide à la contre-attaque, et en s'appuyant sur la défense de Larrouquis, le CSP se redonne rapidement de l'air (53-43, 25° min). Dijon est pris à la gorge, étouffé par la classe des Limougeauds, et les chants de Beaublanc. Mais lorsque le maestro serbe retourne sur le banc, la machine se dérègle une nouvelle fois. Ndoye entame se qui s'avèrera être un véritable festival à longue distance, Almonte et Gouez se font contrer sans avoir leur mot à dire, les contre-attaques échouent, et lorsque Fred Forte prend son premier temps mort, tout est à refaire (53-51, 27° min). Niakate, plutôt satisfaisant en attaque, montre que la défense n'est pas son point fort, et Dijon appuie là où ça fait mal, et prends ses distances (57-64, QT3). Limoges ni est plus et déjoue complètement, les ballons trainent, les attaques ne se concrétisent pas, et il manque quelqu'un capable de prendre ses responsabilités sur le terrain.

Le retour de Lukovski su le terrain ne change rien à l'affaire, il ne voit tout simplement pas la balle... ses équipiers persistent dans une bouillie pesante, pendant que Simon se gave. Dijon joue bien, et s'offre un maximum de deuxième chances, là où la raquette Limougeaude balbutie son basket. L'entraineur Limougeaud a déjà grillé ses temps morts, et son homologue Dijonnais ne commet pas l'erreur de lui offrir un des siens. Les cerclistes finissent bien par réagir, mais tard, beaucoup trop tard (63-74, 36° min). Lukovski provoque des fautes et convertit ses lancers, Larrouquis artille comme un diable, mais personne ne peut empêcher Ndoye d'enfiler les trois points comme des perles, et d'anéantir tous les espoirs Limougeauds par la même occasion. Limoges paye cher son gros passage à vide étalé sur le 3° et 4° quart-temps, et s'incline finalement sans discussion 75-82.

On avait pu le pressentir d'après les précédents matches amicaux, on a pu ce soir en avoir la confirmation de nos propres yeux : Limoges est vraiment capable d'arborer deux visages radicalement opposés. D'un côté, la classe étincelante d'un Lukovski qui n'a rien perdu de son art, superbement conjuguée avec la polyvalence d'un Larrouquis plein de fougue ; de l'autre, une simple bouillie, qui rappelle parfois ce qu'on appréciait le moins l'année dernière. Des joueurs certes très forts, certes affublés du même maillot, mais qui par moment ne savent plus trop ce qu'ils sont censés faire sur le terrain. On sait que les matches amicaux ne sont pas forcément à prendre comme référence pour l'ensemble de la saison ; on peut supposer que le coach Limougeaud a usé et abusé de certaines configurations pour juger de leur potentiel, autant qu'on peut comprendre que les joueurs ne se connaissent pas encore parfaitement (en particulier les Américains). Il faut en tout cas l'espérer, car le CSP n'ira pas loin en affichant ce deuxième visage, même contre des équipes moyennes de ProB. L'absence de Toti a sans doute également eu un réel impact sur la rencontre, l'équipe ne disposant en effet plus de réel meneur dès lors que Lukovski sortait du terrain. Niakate, actuellement à l'essai, a pu montrer des choses intéressantes en attaque (8pts à 50%, 4 passes), beaucoup moins en défense. Roberts, n'est clairement pas encore au fait des stratégies de son nouveau coach, et s'est retrouvé rapidement paralysé par les fautes ; cela excusera sa copie plus qu'approximative (4 points, 3 rebonds en 11 minutes). Tucker fait le boulot, sans en rajouter, mais pourrait faire beaucoup mieux avec un peu d'adresse (13 points – 6/17 au shoot – 5 rebonds). Comme prévu, Almonte parait petit pour un intérieur, mais compense par sa tonicité. Le temps pour lui aussi de bien trouver ses marques, et il devrait faire nettement mieux que ses 4 points et 8 rebonds. Salmon, tout comme Larrouquis, a pu montrer que la valeur n'attend pas le nombre des années, et qu'il a le niveau pour ne pas faire banquette cette année (12 points - 5/12 au shoot - 3 rebonds). Gouez enfin a "fait du Gouez", ratant parfois l'inratable, pour ensuite se rattraper par une grosse défense ou une action offensive efficace...

Demain, la « petite finale » opposera donc Limoges et Orléans à 16H, avant le match entre Charleroi et Dijon à 18H30. La première rencontre permettra peut être de juger une dernière fois le pari pris sur Dennis Latimore, et son aptitude à jouer... Aujourd'hui, il fait match correct même si l'on sait qu'il peux bien mieux faire. On l'a vu régulièrement étirer son mollet strappé au cours de la rencontre...

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