Mise à mort au Colisée

Dans un match totalement à sens unique, les limougeauds qui avaient brillamment tenu tête à Paris dans un Beaublanc en fusion, se sont mués en gladiateurs totalement éclatés au Colisée de Chalon s/Saône. Sanctionnés par Darling, Cuthbertson et Hill, les cerclistes stériles et repoussés à 8m n'ont rien créé. Les absences de Stergar et Mason n'expliquent pas tout, la perte du point average de +12 pèsera au printemps... Analyse d'un nouveau calvaire avec un -53
Pas en rythme
Dès le départ, Limoges multiplie les maladresses et ne parvient pas à trouver la mire de loin, secteur dont le CSP est hautement dépendant cette saison. Contrairement aux belles saillies vues face aux joueurs de la capitale, qui permettaient de prendre des positions face au cercle avec un ballon qui ressortait de la peinture, les "attaques" limougeaudes s'écrasaient ce soir sur une défense bourguignonne très haute n'offrant aux visiteurs que des balles qui tournent en périphérie et qui finissent en "patate chaude" à un malheureux condamné à pourrir son pourcentage à 8m.
Dessous, Ware a un temps maintenu l'illusion faisant son travail habituel avant de se mettre au diapason d'un Jovanovic qui retombe dans ses pires travers. Totalement mangé aux rebonds (37 à 22) le secteur intérieur limougeaud n'a pas compensé la stérilité des lignes extérieures. Ce qui est bien avec cette équipe c'est sa solidarité : quand un ou deux sont dans un soir sans, le reste du roster semble s'appliquer à ne pas les enfoncer et produit aussi une prestation à oublier. La blessure d'Aarman FRANKLIN à 2min du terme étant probablement la cerise moisie sur ce gâteau à la merde... 109-56, Mesdames et Messieurs... vous ne verrez pas ça tous les soirs.
Une rouste historique
Il faudra gratter les archives, mais trouver un tel écart dans un match de championnat ne fait heureusement pas partie des habitudes limougeaudes. Ce sera même certainement la pire défaite face à Chalon. Du côté des statistiques, le 3/21 -dont 2 dans le garbage time- derrière l'arc (et ce malgré la présence de shooteurs référencés dont Nico LANG et Hugo INVERNIZZI) n'a pas non plus dû arriver tous les weekends dans la longue histoire du Cercle Saint Pierre.
Les Playins
Il est désormais temps de faire preuve de réalisme. Oublions ce nouvel objectif de Playins apparu à la trève devant l'impossibilité de ne serait-ce qu'envisager une qualification directe aux playoffs. Après le non recrutement de renfort malgré les annonces en décembre, le staff a (une nouvelle fois) fait le pari de faire confiance et de responsabiliser cet effectif. Comptant sans doute sur un "choc psychologique" en ne changeant rien (suivez-bien c'est complexe !), le directeur sportif parieur invétéré et le coach que l'on a décidément bien fait de prolonger devront donc continuer à faire leur maximum pour extraire le nectar de ce groupe et probablement reculer encore un peu le but en redéfinissant "les objectifs" à l'ambitieuse conquête d'une solide 14ème place signe d'une écrasante domination sur Le Portel (qui emprunterait de l'argent au RC Lens pour finir la saison) et sur St Quentin qui aura fait la démonstration de l'efficacité des politiques à court-terme de structures qui mettent tout le budget sur le parquet en misant sur une pépite promise à la draft. Oui, vous l'aurez compris, on devrait même arriver à se faire dépasser par Gravelines à ce rythme... Oubliez l'Europe pour l'an prochain.
On a aimé
Que ça s'arrête.
On a pas aimé
Tout le reste.
La suite ?
Quelques matches volés ou bien battus à domicile histoire de ne pas trop se faire siffler à Beaublanc, probablement une ou deux roustes en déplacement (après tout, pourquoi faire trop d'efforts ?!). On nous expliquera que certains rendent les autres meilleurs, que certains ne sont pas au niveau, que d'autres sont prometteurs, que c'est la faute des arbitres ou du kiné... en attendant, on savait que la saison passée serait une galère, on espérait mieux de celle-ci et on peut commencer à s'inquiéter de la prochaine parce qu'avec les mêmes recettes, il y a peu de chances d'obtenir une meilleure soupe.
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March Sadness
Limoges 80 - 86 Paris Basketball : Analyse

# 34 - RoBlackman
15/03 - 17h07
Ce n'est pas compliqué il faut construire une équipe avec des leaders, comme Dario a toujours eu. D'ailleurs c'est le cas de la majorité des équipes. Et qu'on ne me dise pas que Lang en est un, on l'a vu à Chalon, également la saison passée quand l'équipe était en difficulté comme la précédente. Ware non plus, on le connaît tous. Le seul c'est Stergar, c'est l'avant-dernier salaire de l'effectif devant Tanner !