Présaison CSP 2018/19

Un sanglier sans saveur (64-62)

Illustration


C'est un match de niveau international qui s'est déroulé une fois de plus dans l'antre de Beaublanc ce soir ! Les innombrables stars faisaient grimper le prix du mètre carré dans notre Palais des Sports. Et devinez quoi, ils nous ont offert un spectacle à la hauteur de leur talent !

Allez, trêve de plaisanterie, cette rencontre revêtait une importance capitale dans l'obtention, tenez-vous bien, de la 5ème place de Pro B. Et pour obtenir cette 5ème place (pas la meilleure, on le sait), Eric Girard a décidé d'aligner Passave-Ducteil, Mohammed, Hinson, Mouillard et Salmon.

1er quart-temps

Les premières possessions donnent déjà l'opportunité à nos hôtes de Charleville-Mézières (non non, c'est pas en Californie comme on a voulu vous le faire croire) de prendre l'avantage avec un petit 5-0. De quoi augurer d'une belle soirée, une fois de plus.

Les sangliers continuent leur route tranquillement jusqu'à un temps-mort d'Éric Girard après moins de 4 minutes de jeu (2-9). Et si au retour sur le parquet, on pense que personne ne daigne prendre ses responsabilités, c'est Alhaji Mohammed qui marque 5 points consécutifs pour remettre le train sur les bons rails (7-11). Nikola Antic demande à son tour un temps mort, mais Mohammed (encore lui) et Yassine Idbihi donnent enfin l'avantage à un CSP bien pâlichon (12-11) - malgré ce 10-0 infligé aux adversaires du soir.

Les décisions arbitrales feront grincer les dents des limougeauds encore venus s'ennuyer en masse ce soir (dire qu'il y avait du foot à la télé...). Mais les joueurs semblent encore perdre pied avant que Daniel Oyono remette les équipes dos à dos à l'issue des 10 minutes (16-16). Jusqu'ici, on assiste à un match fermé et un score presque flatteur.

2ème quart-temps

Beaublanc ne crache pas sur l'occasion qui lui est donnée d'offrir une jolie bronca à l'arbitre qui se laisse abuser suite à une simulation pourtant flagrante. Devant ses yeux. M'enfin. Le pauvre, on ne va pas l'accabler puisque dans les minutes qui suivent ce sont les joueurs du CSP qui tricottent, notamment par Mouillard, dans la lignée de son match à Boulazac. A 5 minutes de la mi-temps, ils s'essayent même au volley au milieu du terrain. Bof, ça change un peu.

On s'ennuie tellement qu'un nouveau temps-mort est posé par la formation ardennaise. Allez, c'est reparti, mais Brice Vounang prend malgré tout le temps de passer la serpillère. Et il exécute parfaitement son mouvement, sûrement travaillé maintes fois à l'entrainement.

Et en attendant, son équipe est devant au tableau d'affichage (22-27). Heureusement, François Renaux se montre combatif, ce qui nous laisse un peu d'espoir. La combativité, c'est bien le mot, mais cela ne suffit pas à compenser de grosses lacunes en cette fin de QT. Alors que Limoges revient à 26-27, une nouvelle séance de n'importe quoi permettra à Charleville de rentrer aux vestiaires avec 5 points d'avance (26-31) sous les sifflets de supporters mécontents, à juste titre.

3ème quart-temps

Les arbitres se feront encore remarquer, tout comme Mohammed, complètement hors du coup et sorti par Girard (28-35). François Renaux, en bon capitaine, continue à se battre comme un mort de faim sur tous les ballons. Suivi par ses coéquipiers, Mouillard en tête (interception et 2 points - 34-37), Limoges grignote. Cette mentalité de battants plaît au public qui pousse les siens. Renaux, encore lui, lance Oyono dans la raquette, et le CSP recolle suite à une énième interception et un panier signé Xane d'Almeida (39-39). Temps-mort, on souffle un bon coup !

Passave Ducteil s'illustre ensuite à son tour, encore imité par Renaux (incroyable hein ?). Mais Mister Momo rate ses 4 tentatives de lancer-francs en 1 minute. Une incroyable maladresse au LF, comme souvent.
Et au final, les 2 équipes sont de nouveau dos à dos (43-43).

4ème quart-temps

10 minutes à jouer, 1 nouveau visage à montrer. Ca commence plutôt bien quand Mohammed et Hinson emmènent les leurs à 47-43. Girard en tombe la veste, mais en quelques secondes, tout est à refaire. Alhaji Mohammed attendra pour donner de l'air à tout le monde à 3 points (52-48.). Au meilleur moment. Dans la foulée, devinez quoi ? FRANÇOIS RENAUX intercepte un nouveau ballon et Limoges fait le break suite à un 5/6 aux LF pour Mohammed (57-48.) !

Faute de voir du spectacle, on voit des serpillères. C'était plus classe quand c'était fait par Vounang, mais bon ça passe le temps.

A 4 minutes du terme, et alors que Mohammed est étonnamment inefficace à 2 points ce soir, Girard remobilise tout le monde. Les équipes se rendent coup pour coup mais cela profite aux bleus qui reviennent dans le coup alors qu'on les croyait perdus (63-62).

Il reste 6 secondes à jouer, Limoges mène de 2 malheureux points (64-62). Un ardennais est décalé à 3 points, on retient tous notre souffle, et c'est un grand DANIEL OYONO qui va nous aider à respirer, en réalisant un superbe contre pour clore ce match !

Conclusions

Ce soir, Limoges a été mauvais. Pourquoi se le cacher ? A l'issue d'un match qui ne rentrera pas dans les annales, le CSP s'en tire bien (61 d'éval collective contre 69 à Charleville...)

Ce soir, c'était le dernier match de saison régulière à Beaublanc. Et on s'en réjouirait presque vu le niveau. Et à moins d'un concours de circonstances qui nous fera grimper d'une marche, le CSP terminera 5ème.

Ce soir, on a vu des joueurs émoussés physiquement, incapables de tenir un rythme correct pendant 40 minutes.

Ce soir encore, on a senti un Daniel Oyono qui prend confiance match après match (meilleure éval avec 15). Au détriment d'un Alhaji Mohammed décevant (11 d'éval). Et toc.

Ce soir toujours, on a envie de remercier le capitaine Renaux (3 interceptions, 6 passes décisives et 10 d'éval) qui n'a pas coulé avec son navire.

Ce soir enfin, Guingamp a remporté la Coupe de France de foot. Et ça, c'est la classe.

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