Présaison CSP 2018/19

En panne sèche !

Illustration
Après trois quart-temps de belle facture, le CSP s'est incliné comme un pénitent pour regarder le Paris-Levallois lui passer devant et tranquillement lui infliger un humiliant 27-8 dans la dernière période (score final 76-84). On n'a plus de mots pour décrire un tel gâchis. Alors que l'ASVEL avait laissé la porte du Top 8 ouverte, Limoges est ce soir derrière... Le Portel ! Y a pas à dire, ça marche bien, cette histoire de recrutement tardif ! Analyse...

Le match

Oui, Limoges a livré 30 minutes quasi-convaincantes - pour peu qu'on soit plus adepte du basket champagne que des défenses de fer.
En début de match, les deux équipes sont sur le rythme des 100 points marqués, et Limoges tire parti de ce scénario en prenant le large (27-21) à la fin du 1er quart-temps.

Si le second acte permettra au PL de revenir à 2 petites unités (47-45), bien emmené par un secteur intérieur Poirier/Labeyrie séduisant, c'est le 3ème qui nous fera penser que Limoges va ENFIN lancer sa saison et s'accrocher au Top8 synonyme de play-offs.

Et puis non. Vint le quatrième QT.
Parmi les théories plausibles, en voici une : le CSP est maladroitement tombé dans une faille spatio-temporelle qui l'a transporté un an plus tôt une semaine plus tôt, obligeant les joueurs à rester les semelles collées au parquet sur chaque phase offensive. Pas de bol.

Si la défense a laissé à désirer pendant tout le match, les Limougeauds ont pourtant réussi à faire lever Beaublanc à quelques reprises avant de devenir apathiques. Dule ne semble pas être exempt de tout reproche : l'association Randle-Wood n'a RIEN apporté de bon. À quoi bon avoir deux meneurs sur le terrain ? D'autant plus quand c'est Buford qui remonte la balle face à un *semblant* de presse tout terrain qui fait paniquer tout le monde... Allez comprendre.

Bref, Limoges n'a pas trouvé de solutions, Limoges a perdu, les sifflets à l'encontre de Fauthoux et Lesca se sont finalement retournés, après le buzzer final, contre les joueurs locaux. Triste soirée !

On a aimé

- S'acharner sur des Béarnais- l'attitude de Lesca aidant !

- Le match de Zerbo (impressionnant dans le QT1 notamment) et Prepelic (calme, concentré et efficace malgré ses errements défensifs - on l'aurait voulu ainsi toute la saison !) qui ont su hausser leur niveau de jeu. Wood et Camara ont aussi tenu la baraque.

- Le dunk stratosphérique de Wojcie !

- Le match de Romain Duport. Copie sans faute.

On n'a pas aimé

- Le coaching : aucune solution proposée pour remonter le ballon sereinement, une association de meneurs douteuse, des joueurs qui semblent complètement bridés en fin de match... Décidément, Dule ne s'éclatera jamais en France.

- Le coaching : oui, encore le coaching. On n'a pas aimé se prendre une leçon de coaching par Fauthoux.

- Les recrues Randle-Jones : comment, après nous avoir donné tant d'espoirs lors de leur premier match, ont-ils pu tomber si bas ? Posez la question au coach...

- Le néant : on ne peut critiquer aucune phase du dernier quart-temps tant il n'a pas existé !

- Le tournant du match : l'ÉNORME écran mobile de Labeyrie non-sifflé, qui aboutit sur un 3 points ouvert et achève le fragile mental cercliste.

- S'être acharné sur des Béarnais en se disant qu'on reçoit Pau dans quelques semaines avec aussi peu d’orgueil...

- Passer à côté d'un match décisif pour l'accession aux playoffs.

- Se dire que la gestion globale du club a encore montré ses limites ! Voir ci-dessous...

L'analyse

Nous sommes tous fatigués. Voir "notre" équipe - si si, rappelez-vous : "NOTRE FORCE C'EST VO(s so)US" - ainsi humiliée nous fait mal.

Le talent est présent dans ce groupe de joueurs. Malheureusement, constituée à la mi-mars, l'équipe n'existe pas encore : elle n'est pas née, n'a rien vécu, et a pris un train entier de retard sur la concurrence.

Cette fois, le coup de poker de Fred Forte ne marchera pas. Malheureusement (pour les fanions qu'on n'accrochera pas) ? Heureusement (pour préserver le semblant d'éthique sportive qu'il reste dans le sport pro) ? Chacun son avis.
Mais quand même. Qui veut vraiment glaner un titre au prix d'une saison entière à regarder de la bouillie de basket (payée, tant qu'à faire, en décembre l'année d'avant *poke M. le Président*) ?

En cette période d'élection présidentielle, on aurait bien envie de parler de durée de mandat et d'élection démocratique, puisque, après tout, c'est NOTRE club... Mais OUF, suis-je bête, on a déjà voté pour le projet 3.0 !

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