Signature de l'entrée de Lionel PELUHET au capital à transmettre à la DNCCG avant : dnccg

spleen et loin de l'idéal à l'astrobale

Illustration
Après la charogne de non match contre Strasbourg, nous avions passé une semaine à lire le décret des puissances suprêmes d'une muse vénale puis les correspondances du serpent dansant des réseaux évoquant une muse malade, la sottise, l'erreur, le pêché, la lésine occupant nos esprits et travaillant nos corps. Une nouvelle débâcle, 103 à 86, pour nos bohémiens en voyage noyés dans le lethé lyonnais nous fait surtout comprendre que nous ne cueillerons de cette saison que des fleurs du mal...

le phare Fall en mauvais moine


Pour démarrer cette rencontre, Massimo Cancellieri nous rappelle les plus grandes heures du cinéma comique italien. Dans le costume d'un Roberto Begnini raté, il titularise Mohamed Sidibé pour la première fois de la saison répondant ainsi à sa madone. En alignant le trio Jones-Lang-Rodriguez ensemble difficile de tailler un manteau, de façon barbare, roide et lourd, et doublé de soupçon, qui comme une guérite enfermera nos charmes. Youssoupha Fall sera notre principal ennemi, notre jeunesse dans ce premier acte ne fut qu'un ténébreux orage. Traversés ça et là par de brillants soleil, nommés Kahudi et Bost, le tonnerre et la pluie ont fait un tel ravage qu'il reste en notre jardin bien peu de fruits vermeuils. Le bon passage avec le banc des Ugolin Graves ou Wojciechowski ne sera qu'un mirage. Car Fall ô moine fainéant, qui n'a qu'à lever les bras pour s'imposer, quand saurai-je donc faire du spectacle vivant de ma triste misère, le travail de mes mains et l’amour de mes yeux ? Le premier acte se solde par un honteux 60-40 en faveur des rhodaniens. Cher Massimo tu as beau gesticuler avec tes colères de boxeur, impudences de faune. Toi qui sus ramasser la beauté des goujats la saison passée. Grand cœur gonflé d’orgueil, homme débile et jaune. Puget, mélancolique empereur des forçats. Tu sembles avoir perdu la vue des phares.

de profundis clamavi


En ce début de second acte, le Limoges CSP est un albatros pêché par un équipage villeurbannais semblant s'amuser. Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule ! Lui, naguère si beau, qu’il est comique et laid ! L’un, Bost, agace son bec avec un brûle-gueule, l’autre, Matthews, mime, en boitant, l’infirme qui volait ! L'écart enfle à -27. Bryce Jones tel un éphémère ébloui vole vers toi, chandelle, mais bâché par deux fois par Tyus, il reprend l’air d’un moribond caressant son tombeau. On ne le reverra d'ailleurs plus du match. Ce sera Ugolin qui infligera le châtiment de l'orgueuil à son transalpin de coach en maintenant le bateau limougeaud presqu'à flot. 81-55 en faveur de l'ASVEL après 30 minutes. On se contenterait presque des "seulement" 21 points encaissés.
Du fond du gouffre obscur où notre cœur est tombé. C’est un univers morne à l’horizon plombé, où nagent dans la nuit l’horreur et le blasphème. Cancellieri qui n'est plus à une facétie près, décide sortir de sa boîte Desseignet et Nkombou qui en profiteront pour marquer leurs premiers points dans l'élite. Qui a dit que le projet jeune était enterré...? Ugolin, Don Juan d'un soir, tout droit dans son armure, un grand homme de pierre, se tenait à la barre et coupait le flot noir (& blanc). L'ASVEL l'emporte finalement 103-86. Les glaives sont brisés comme notre jeunesse...

sed non satiata

Une victoire contre Roanne à domicile nous semble bien hypothétique. Imbéciles, de votre empire si nos efforts vous délivraient, nos baisers ressusciteraient le cadavre de votre vampire ! Le mauvais cénobite pisse-copie aura beau, d'un bras vengeur et fort, saisir chaque aviron abruzze. Quoiqu'en soit l'issue, nous aurons du mal à accepter les remords posthumes...

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