Playoffs 2019

RDV à Beaublanc !

Illustration

Strasbourg a réalisé une très belle prestation 66-52 pour remonter à un partout dans ces finales 2015 et mettre fin à sa série noire de 7 défaites en finale. De son côté le CSP a produit une rencontre très "brouillonne" facilitant grandement la tâche des alsaciens. Pertes de balles, rebonds mal contrôlés et grosses bévues offensives. Le faible pourcentage à 3pts n'aidant en rien, les limougeauds n'ont pas affiché la même rage qu'au match précédent. Limoges conserve l'avantage du terrain avec deux rencontres à suivre à Beaublanc qui pourraient offrir le titre au CSP à domicile s'il se fait respecter sur son parquet. Analyse.

Il n'y a pratiquement pas eu de match de dimanche au Rhénus. Au match 1, Philippe HERVE a surpris son monde, inversant son mode de jeu à la surprise générale. Moerman s'est régalé à jouer en 5 avec sa capacité à tirer de loin alors que Camara a fait la loi au rebond. On attendait le duel Howard/Moerman, le décalage du limougeaud d'un cran a déstabilisé la défense et Ousmane s'est engouffré dans l'interstice d'hésitation des alsaciens. Diot avait fait un mauvais match en particulier dans l'adresse alors que ce soir il a régalé n'hésitant pas à prendre ses responsabilités. Vincent COLLET ne s'est donc pas laissé berner une seconde fois et a paré à ces nouvelles éventualités par des options défensives plus variées et plus dures car en l'état Strasbourg a trouvé la solution.

PAS PRETS !

Un très mauvais départ coûte au CSP un débours important dès l'entame (8-0) avec un axe clair et efficace : dessous (Howard et Traoré). On ne le dira jamais assez : Batista dans le cinq c'est du suicide ! On a beau tricoter de différentes façons, sans intensité et avec une SIG surmotivée l'addition affiche -11 au bout de 10 minutes avec un circus-shot de Diot au buzzer histoire d'enfoncer le clou.

GROSSE DEFENSE... PUIS PLUS RIEN

Le second quart-temps a en fait été très solide pendant 5 minutes où la SIG n'avait inscrit que 3 points (par un exploit de Diot à 8m). Mais le reste de la période fleure bon le garbage précoce, Limoges remonte par Gélabale et Moerman mais Diot et Traoré maintiennent Strasbourg devant et surtout le meneur international ne reproduit pas les erreurs de la première manche et contrôle le tempo. Moins d'attaques précipitées, Strasbourg travaille calmement appuyant là où ça fait mal et ne s'inquiète pas de voir le CSP réagir. Un planchou de Jamar Smith permet de rester au contact mais on sent bien que la hargne nécessaire quand on joue une finale n'est pas là. La SIG durcit le ton et Limoges ne répond pas avec la même intensité… du moins pas sans se faire sanctionner. -9 à la pause, Limoges est toujours dans le coup mais on attend l'étincelle qui ne vient de nulle part. Moerman qui nous a trop gâtés cette saison, sort un match correct mais sans génie. Smith ou Jeter n'enchaînent pas de coups d'éclats susceptibles d'emballer le match et dans les ailes NBC comme Gélabale sont fades. Le ballon circule sans donner l'impression de chercher "THE" shoot mais plutôt dans la crainte de se responsabiliser et de passer la patate chaude au suivant.

LA TETE SOUS L'EAU

Le QT3 était attendu comme une réaction des limougeauds, au lieu de cela, il fut une confirmation des strasbourgeois. A la faveur de plusieurs imprécisions, de rebonds mal captés (malgré la prise de la balle au départ) ou encore d'empressements en attaque, Strasbourg a fini par trouver la mire et faire craquer la défense limougeaude. Histoire d'en rajouter à ce sombre tableau, Adrien MOERMAN s'allonge au sol et sort se plaignant d'une douleur aux côtes. A cet instant on se questionne sur la gravité de son état et surtout sur son éventuelle absence pour la suite du match voire la série. Sans son MVP, le CSP changerait définitivement de visage. En attendant, Limoges est comme au QT1 limité à 12 petits points sur la période et subit totalement le cours du jeu, incapable d'enflammer le rythme.

PAS DE REACTION

Le QT4 laissera la place à un manque total de collectif organisé, avec par séquences quatre joueurs alignés sur la ligne de fond pour isoler Pooh JETER à 3pts qui joue le 1 contre 1 façon NBA… sans succès et surtout à contresens des valeurs développées depuis l'arrivée de Philippe Hervé. On se serait cru revenus plusieurs mois en arrière avec une attaque aussi stérile que peu inventive. En face, Diot continue à régaler et Campbell sort de son silence au pire moment pour venir éteindre les débuts de rébellion limougeauds. Le point d'orgue du QT qui brisa la dynamique poussive mais néanmoins volontariste des limougeauds fut une bévue arbitrale sur Jeter qui tirait à 3pts et qui se fit gentiment arracher le bras. Pas assez visiblement puisqu'aucun des trois officiels n'a vu la faute. Sans doute qu'aucun n'était chargé de surveiller le ballon.

A ce propos, petit coup de gueule sur l'incident avec Jeter au QT4 :
Que les choses soient claires : L'ARBITRAGE N'A PAS FAIT PERDRE CE MATCH. Voilà c'est dit. La remarque qui suit a donc pour seul but de pointer la NULLITE ABSCONSE de nos officiels français qui non contents de s'embringuer dans un no-call scandaleux sur Pooh Jeter qui tire à 3pts, finissent de se ridiculiser en le sanctionnant d'une technique sur le repli suivant… Quand on s'adresse à messieurs Collet ou Diot on sert du "Vous ne pouvez pas vous adresser à moi sur ce ton/avec ce vocabulaire". Quand on vient de se foirer comme un bleu en départ' qui ne sait pas s'il doit siffler l'attentat dans la salle un peu chaude avec l'occasion pour les visiteurs de repasser sous la barre des 10 points, on se lâche et on re-sanctionne la victime de sa propre incompétence. Même en NBA où l'arbitrage est une grosse blague, on ne se rabaisse pas à sanctionner le joueur pour la bourde de l'arbitre. NUL NUL NUL et NUL. On ne voit ça que dans notre championnat où les officiels se croient au dessus du jeu, des joueurs et de l'erreur (et c'est un arbitre avec plus de 12 années au compteur qui parle). Si un superviseur pouvait leur souffler puissamment dans les bronches ça ferait du bien à tout le monde, mais je suppose qu'on s'abritera une nouvelle fois derrière une logique interne pour dire que la décision était tendancieuse… TRISTE.

Revenons au QT4, Limoges a ensuite clairement enfilé les baskets alsaciennes et reproduit à la lettre les erreurs que les rouges et blancs avaient commises deux jours plus tôt. Layups immanquables, maladresse de loin mais de très peu (gamelles) et pas de "magie" pas d'emballement. La messe était dite et le public du Rhénus savourait cette victoire logiquement acquise.

BILAN

Lors du match précédent, Vincent COLLET se plaignait du fait que Limoges rentrait des shoots improbables (sous-entendant que ce n'était pas du basket mais presque du cirque…) mais ce soir il a trouvé en Antoine Diot un Monsieur Loyal fort respectable qui a rentré ces tirs si cruciaux. Finalement Vincent, c'est sympa de marquer en déséquilibre main gauche sur le buzzer des 24 non ?! Dans l'ensemble, on ne peut pas dire que l'on ait assisté à un "beau" match de basket. Limoges jouant clairement bien en dessous de ses capacités et Strasbourg dominant sans pour autant donner une impression de maîtrise que l'on attend d'un champion. Espérons que les deux équipes se réveilleront (surtout Limoges en fait !) pour offrir au bouillant public de Beaublanc un match 3 digne de l'intensité et du talent attendu sur une série de finale.

Au chapitre individuel, un mot sur Jean Paul Baptiste, qui cache une nouvelle fois derrière un écran statistique très respectable (11pts 8rbds) des défaillances défensives très très coupables qui ont eu pour conséquence de laisser Traoré ou Fofana péter des dunks tranquilles, incroyablement seuls dans la peinture. Le ralenti de C+SPORT est terrible : sur des actions où Strasbourg sauve la balle in-extremis le long de la ligne, on voit notre bon brésilien les bras ballants, spectateur de toute cette débauche d'énergie adverse et bizarrement c'est son vis-à-vis qui est à la conclusion de l'action. Alors certes on ne lui demande pas de se jeter au sol sur chaque ballon qui lui passe à 6m mais simplement de garder des attitudes défensives et concentrées. Si Philippe Hervé a su lui redonner confiance, il n'a toujours pas compris que sa présence sur le terrain coûte beaucoup plus qu'elle ne rapporte. Dommage. Pendant ce temps, Trent Plaisted est définitivement vissé au banc sans explications. Curieux.

NBC fait preuve de rage mais on se demande s'il contrôle son agressivité et sa vilaine offensive sanctionnée à juste titre alors qu'il mettait un bon taquet à Howard qui lui posait un écran, ne montre pas la plus belle des mentalités. Sans doute n'est-il pas le meillru choix pour contrôler Diot. Physiquement, sûrement ! Mentalement… le MVP 2014 termine à 20pts et 8pds. Il n'y a pas eu de duel.

Parlons stats justement : Limoges termine avec un pauvrissime 45 d'éval collective (dont –5 cumulé pour les meneurs) qui en dit long sur la non prestation du jour de l'équipe. Le rebond est équilibré mais le score montre que Vincent COLLET a su imposer le jeu qu'il souhaitait dès le match 1 : lent et concentré dessous. Il remporte donc cette bataille avec seulement 66pts au compteur et limite Limoges à 52 unités soit son plus petit total de la saison. Il faut avouer que l'on avait pas l'habitude de ne pas voir trembler les filets sur les tirs de Smith Jeter ou même Gélabale dans les moments cruciaux. Un soir sans ? Espérons-le.

LE MATCH 3

Que devra faire Limoges pour reprendre le dessus sur Strasbourg ? Tout d'abord, hausser son niveau d'intensité afin d'arrêter de regarder Diot se balader ou les intérieurs scorer à veau l'eau. Ensuite, l'adresse sera indispensable. On l'a dit toute la saison, Limoges a vécu par l'adresse en ProA et ne pourra gagner sans. C'est elle qui écarte les défense et libère les intérieurs, c'est elle qui remonte les éclats et c'est elle qui casse le moral des adversaires. Bref, pas le choix ! Mais bon, Smith et Jeter muets deux matches de suite… je n'y crois pas.

Les big men limougeauds devront aussi hausser le ton et contribuer plus au scoring et à défaut, faire faire des fautes aux Traoré, Howard et Fofana. Que ce soit avec une solution de type Moerman en 5 ou Zerbo en bulldozer d'entrée, le secteur intérieur ne peut pas s'appuyer dès le coup d'envoi sur Batista et encore moins se laisser marcher dessus comme ce soir.

Les meneurs enfin devront accélérer le rythme. Collet a amené Limoges à jouer dans la zone de confort de Strasbourg en ralentissant le match. Il faut traverser le terrain à toute vitesse tout en gardant de la lucidité pour ne pas vendanger au bout, mais il sera impératif de faire courir la SIG pour la déstabiliser et profiter des imprécisions qui vont découler de la précipitation que cette équipe très organisée a du mal à gérer.

Dommage qu'on change d'arbitres pour le match 3, ceux là étaient tellement craintifs de la salle qu'ils aurient fini par siffler un marcher à Collet sous la pression de Beaublanc. Tant pis on fera avec les nouveaux. Enfin un dernier détail pour les téléspectateurs : vous pouvez couper le son et mettre France Bleu Limousin (à la radio ou sur internet/appli smartphone) afin de ne plus avoir à supporter George Eddy qui est très partial et qui gâche le spectacle. Jacques Monclar… TU NOUS MANQUES.

BILLETERIE MATCH 4 :

Les ventes auront lieu UNIQUEMENT au siège du CSP dès mardi 10h du matin. 2 places par personne maximum. Bon courage aux noctambules !

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