Playoffs 2019

Dacoury et la flamme olympique

Notre Richard Dacoury national, capitaine éternel du CSP au numéro 7 officieusement retiré a donné une interview à notre partenaire Sports.fr dans la quelle il revient sur le parcours pour le moins chaotique de la flamme olympique hier au coeur de Paris.

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Propos recueillis par LAURENT DUYCK de Sports.fr
Peu avant 13 heures lundi, Stéphane Diagana, le premier relayeur de la flamme olympique, venait de passer le flambeau après avoir descendu les marches de la Tour Eiffel. Alors que l'ancien champion du monde du 400 mètres haies revenait vers le parvis du plus grand monument de Paris, Richard Dacoury l'attendait, déjà déçu par la nature des événements. L'ancien basketteur français regrette que la fête n'ait pas été totale et que les sportifs soient une nouvelle fois pris en otage d'une situation internationale qu'ils ne maîtrisent pas.

La flamme vient de partir pour son périple à travers Paris mais vous semblez abattu...
Abattu non, mais déçu. Heureux et déçu à la fois. Heureux de voir que les sportifs sont là et qu'ils portent avec autant d'espoir, d'envie et de respect cette flamme olympique qui est un symbole de paix et de fraternité. Et désolé de voir, pour des raisons de sécurité que l'on connaît mais que l'on apprécie par forcément, que la fête est imparfaite. Il n'y a pas de public autour (de la Tour Eiffel, ndlr) alors que ce devrait être la fête et l'occasion d'assister à échange fraternel. Ce n'est pas le cas et c'est regrettable.

Vous disiez à l'instant que vous aviez l'impression d'être au milieu d'un désert entre les Chinois d'un côté et les pro-Tibétains de l'autre...

Oui, c'est exactement l'opposé de ce qu'on essaye de prôner, à savoir le rapprochement des peuples. La situation est très tendu et c'est très regrettable. Comme de voir que le sport et les valeurs de l'olympisme sont une nouvelle fois pris en otage et soient placés au milieu de tout ça.

On vient de voir Sylvain Garel, élu du 18e arrondissement et président du groupe des Verts à la mairie de Paris, provoquer un premier incident au premier étage de la Tour Eiffel. Que vous inspirent ces manifestations qui risquent de se reproduire tout au long de la journée ?
Je crois qu'il ne faut pas tout mélanger. Il se passe énormément de choses dans le monde, des choses alarmantes, désolantes et lamentables. Et pour autant, il faut savoir mettre ça entre parenthèses, même si ça paraît un peu étonnant de le dire comme ça. La flamme reste le symbole de la paix. N'oublions pas que cette trêve olympique a pour but d'arrêter la guerre pendant une certaine période. C'est le moment de ne parler que de paix et de sport. On mélange un peu tout. Je sais qu'il se passe des choses très graves dans le monde et qu'il y a des choses plus importantes (que les Jeux, ndlr). Il faut absolument relayer ce symbole fort et ne pas oublier ce pour quoi il a été créé.

Vous pensez que ces manifestations entravent ce symbole de paix et de fraternité ?
Je comprends ces manifestations, il ne faut pas essayer de me faire dire ce que je n'ai pas dit. Je suis très proche de tous ceux qui souffrent du non-respect des droits de l'Homme. Je suis très loin en revanche de tous ceux qui bafouent les droits de l'Homme. Je regrette ce qui se passe en Chine, je regrette ce qui se passe au Tibet. J'espère que tout cela fera évoluer les choses dans le bon sens. C'est ce que j'ai en tête. Je suis très optimiste, peut-être un peu naïvement...

Merci à LAURENT DUYCK et à Sports.fr

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