Présaison CSP 2018/19

Une parodie de basket

Illustration

Une fois n’est pas coutume : empruntons les mots d’Olivier BOURGAIN pour le titre de cet article. Au micro de David Colette, le GM limougeaud a résumé en quelques secondes ce que l’on a enduré 40min, le néant. On peut comprendre un trou d’air... là ça commence à faire beaucoup. Analyse

Le match

Bien grand mot vu qu'il n'y en a pas eu. Pour faire simple, Samardo SAMUELS semble avoir trouvé son rythme avec une copie propre de 22pts, 8rbds, 27 d'éval et autour... le désert ! Gibson le vétéran met 16pts et les 9 autres regardent les choses se faire en se chiant dessus quand ils ont le ballon. En face Peacock assure (comme d'habitude), Sim nous refait le sketch de l'aller et termine meilleur marqueur des siens (15pts 5rbds 4pds 20 d'éval). L'écart de -19 est même flatteur car les limougeauds en méritaient 30. Rien à dire et bravo à Bourg qui joue (très bien) au basket.

Pourquoi ?

Mais d'où vient cette léthargie ? Si on en avait la moindre idée on aurait vite appelé Kyle MILLING ou Olivier BOURGAIN mais voilà ma bonne dame : c'est tout bonnement incompréhensible. Certains avancent un traumatisme suite au décès brutal de Fred Forte. Si les cérémonies ont pu mettre un coup au moral, il faut quand même garder à l'esprit que mis à part Fréjus Zerbo, aucun de ces joueurs n'était là avant cet été. Fred Forte c'était un nom ou un compte Twitter pour eux, pas un ami proche ou pas (encore) un président respecté et inspirant. On veut bien que la reprise de janvier ait été minée par l'atmosphère qui régnait autour du club (y compris lors des déplacements où les hommages se sont multipliés) mais on est en mars là ! L'équipe était enfin au complet contre Châlons-Reims avec le FAMEUX renfort au poste 5 réclamé par tout le monde depuis... septembre ! Les internationaux du BigTrois économisés par le sélectionneur, tout le monde avait eu deux bonnes semaines de repos, bref... aucune excuse. Le problème c'est que "période excusable", trou d'air et fautes professionnelles mises bout à bout ça vous donne 14 défaites en 17 matches sur l'année civile 2018. On ne sait pas trop quel terme choisir pour qualifier cette série mais on vous laisse le choix : naufrage, désastre, hécatombe, supplice, agonie... que du réjouissant !

De la peur et du stress

Là encore les mots sont empruntés, cette fois-ci à Kyle Milling qui évoque pourtant une bonne ambiance dans l'équipe. Le parallèle ne va pas vous sembler évident mais c'est un peu comme l'équipe de 2014 (oui celle qui avait fini championne !) avec des Acker, Green et autres Edwards... MAIS A L'ENVERS ! Les champions 2014 avaient passé l'hiver à faire de la merde (un peu comme nos ouailles actuelles) mais s'étaient réveillés au printemps pour la suite que l'on connait tous. Là, on a l'impression que certains se sont suffisamment montrés sur la scène européenne pour avoir des offres alléchantes pour l'an prochain (qui doivent arriver en ce moment voire être signées pour certains) et font maintenant bien attention à ne pas se blesser pour pouvoir honorer ces promesses d'embauche nettement plus rémunératices que la Jeep Elite ! J'espère me tromper en écrivant ces lignes mais ça y ressemble quand même furieusement.

Des solutions ?

Là encore deux écoles vont s'affronter : le courant des "coups de pompes dans le cul" avec éjection du coach pour le fameux "choc psychologique" ou alors les "psychologues" avec séance de sophrologie et huiles aromatiques pour démotiver les troupes dans une ambiance zen qui fleure bon la camomille...
On pourra simplement regretter que les règles que s'impose la LNB en termes de contrats (pour limiter les renforts "tardifs" type Pooh Jeter... qu'on pourrait presque appeler "règles Forte" tant elles semblent inspirées des méthodes -contestables- de feu notre président) assurent aux joueurs une sorte de "confort" se sachant non seulement protégés par le droit du travail mais en plus, totalement irremplaçables même si le club décidait de les coller en tribunes histoire de leur faire les pieds...

Encore une fois... l'accumulation devient pesante et si l'on a autant cru en ce groupe c'est qu'il a un potentiel mais diable qu'il hésite à s'en servir ! On souhaite bien du courage à Olivier BOURGAIN et Kyle MILLING pour relancer la machine car elle semble grippée et ce sont deux belles occasions d'engranger des points (ou de conserver un goal average) qui viennent de s'échapper et qui risquent de peser lourd en toute fin de saison.

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