Limoges tombe sur moins fort que lui

Illustration

On l'annonçait comme le match de la peur, et le verdict est là : c'est Cholet qui s'enfonce dans les tréfonds de la ProA (14e). Le CSP, lui, s'en sort un peu miraculeusement dans un duel qui souffre de la comparaison avec l'affiche Pau-Chalon diffusée 24h plus tôt en clair sur Numéro23. Analyse.

Déroulé du match

QT1 : +5, c'est cadeau !

Limoges est appliqué, les systèmes se déroulent, mais aucune vitesse, donc pas de rythme et les shoots ne rentrent pas. Pourtant les joueurs sont souvent ouverts, seuls, avec le temps de faire cuire un œuf.
Et si la période se termine à +5 pour les visiteurs, c'est tout simplement parce que Cholet fait aussi dans la médiocrité... Entre balles perdues et dunks manqués, le CB n'a rien à envier au "glorieux CSP" (les mélomanes comprendront) !

QT2 : -3, il fallait bien que ça arrive...

Un rythme toujours aussi insoutenable (mais pour les téléspectateurs...), rien n'est marqué en 3 minutes.
Les systèmes sont avortés par des mouvements complètement anarchiques, Wood sort malgré tout son épingle du jeu avec quelques gros shoots. Cholet perd un four de ballon sur des mésententes.
Le CSP déjoue tout autant, et heureusement Boutsiele vient égayer le match avec le dunk de la soirée, avant de réitérer quelques minutes plus tard. Tout ça pour dire que le CSP défend toujours aussi MAL sur les pick'n'rolls !! Comme souvent, cette action a été copiée-collée pendant toute la partie sans que rien ne soit corrigé (heureusement, on est en février, il reste du temps pour apprendre).
C'est un 15 à 2 en 6 minutes (toujours sur des pick'n'rolls d'école) qui permettront à Cholet de pointer en tête à la mi-temps (32-29).

Philippe Hervé est un coach intelligent, quand il voit que ses joueurs sont incapables de mettre dedans de loin, il sait que la solution est là.
Depuis 2 matchs, on sortait fort sur le porteur (voire jusqu'à faire une prise à deux) et ce soir... rien. Résultat, un panier encaissé systématiquement. Heureusement, les Choletais vendangent beaucoup.

Petite stat intéressante à la pause : Wood est à 14pts avec un joli 4/6 à 3pts quand Rodriguez n'a pas ouvert son compteur.

QT3: +3, Buford au secours d'une équipe à la dérive

Limoges commencera le quart-temps en commettant ses 5 fautes d'équipe en 1min34. En face, c'est tout le contraire : les hommes de Philippe Hervé attendront plus de 8 minutes pour se faire siffler ! La faute peut-être à un manque d'agressivité défensive... mais aussi d'agressivité offensive du CSP ?
Toujours est-il que cette période aura été celle de William Buford, jusqu'ici discret, mais qui s'est réveillé pour permettre à Limoges de mener 52 à 49.

QT4 : +7, c'est flatteur !

Les 10 dernières minutes, si elles ne resteront pas dans les annales, auront au moins eu le mérite de nous offrir un peu de suspens... Grâce au 9-0 encaissé à l'orée du money time !
C'est Klemen Prepelic (qui s'était davantage illustré en première mi-temps par ses passes foireuses) qui a finalement pris le match à son compte, offrant pour une fois une prestation plutôt correcte malgré, une fois n'est pas coutume, de grosses imprécisions à gommer. Le score final, 61-68, ne reflète pas le scénario de ce match qui aurait pu échapper mille fois aux Limougeauds...


Analyse

L'analyse sera brève et optimiste : Limoges a trouvé meilleur que lui dans la lutte pour l'accession à la ProB ! Le cru 2017 du CB ne fait pas rêver, et devra se battre jusqu'au bout avec Nancy, Dijon, Antibes ou Orléans.
Côté CSP, on préfèrera continuer à voler sur place avec un effectif low cost en classe éco... sans James, que vous trouverez - si toutefois vous le cherchez - en classe affaires, direction Dallas.

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