Présaison CSP 2018/19

Et si on changeait l'arbitrage ?

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Dernièrement nous avons sévèrement décrié les prestations arbitrales dans l'hexagone. Le constat est là : à l'échelle européenne nos officiels ne sont pas bons et figurent peu dans les compétitions internationales et à l'échelle nationales ils navrent tous les amateurs de basket par leur manque de bon sens dicté par une application du règlement qui ne tient pas compte du jeu. Ainsi, nous vous proposons d'examiner notre système actuel et, comme d'habitude, nous vous présenterons des suggestions dont une ou deux deviendront peut-être réalité dans 10 ans...

Un constat partagé

On pourrait dire que Beaublanc.com est un site partial et chauvin (et ce n'est pas forcément faux par moments) qui préfère s'attaquer à l'arbitrage plutôt qu'accepter les défaites du CSP, mais les arguments que vous allez découvrir plus bas ne relèvent pas d'un match mal digéré mais d'années d'expérience dans le monde du basket et ne sont que des contats qui crèvent les yeux et que les seuls à ne pas voir sont les principaux concernés : les arbitres... et leurs dirigeants (que l'on a trop souvent tendance à oublier). Rappelons les sorties récentes de certains acteurs pourtant habituellement sobres :
Boris DIAW (Levallois) dans Le Parisien 03 février 2018 :
Je ne comprends pas la façon d'arbitrer et il y a des réactions que je ne comprends pas. Je n'ai jamais rien dit sur l'arbitrage de toute ma carrière ni depuis le début de saison, j'essaie d'en parler en ''off '' avec les intéressés. Je ne sais pas si ce sont des consignes ou des décisions personnelles mais quand j'entends des commentaires ... Quand on me répond: ''t'as pas eu la faute mais t'as gardé la balle'', c'est un scandale. Déjà cela signifie qu'ils ont vu la faute mais ils ne l'ont pas sifflée, [...] Je ne comprends pas ce qui est une demi-faute, soit il y a faute soit il n'y a pas faute. Et cela explique pourquoi parfois les joueurs sont confus et ne comprennent pas ce qu'il se passe. On ne sait plus comment jouer."
Philippe HERVE (Cholet ProA) dans Ouest France 28 janvier 2018 :
"Je vais d’abord mettre un carton jaune à la triplette (arbitrage), pour l’incohérence, ça nous coûte très cher."
Rémy GIUTTA (coach Fos ProB) BasketEurope 27 janvier 2018 :
Ces fautes là sont sifflées antisportives toute la saison, le problème c’est qu’il n’y a pas un coach qui comprend les critères, je ne sais pas si les arbitres les comprennent d’ailleurs, en tout cas chez les entraîneurs personne ne les comprend.
>> Lien vers un débat récent pendant l'émission BUZZER (SFR SPORTS 2) sur le fait que Mitrovic (Monaco) soit ciblé par les arbitres

Alors que faire ? Avant de vous proposer des axes de réflexions, revenons sur le fonctionnement du système arbitral en France que certains connaissent mal :

Comment sont gérés les arbitres en France ?

Les arbitres professionnels sont au nombre de 6 en France. (Maestre, Bissang, Jeanneau, Viator, Vauthier et Hamzaoui)
Ils sont tous employés par la FFBB pour des missions en tant que formateur arbitral ou chargé de communication, mais pas pour officier pendant les macthes.

Il sont gérés par des répartiteurs de zone pour les amateurs et par la ligue et son représentant pour ceux qui évoluent en Pro A Pro B et Ligue Féminime.

1) Qui sont ils ?

Ils commencent pour la plupart par le monde des clubs. Certains anciens joueurs pro deviennent arbitres amateurs comme Ken Dancy par exemple mais il demeure une exception, en tout cas il n'y en a pas en ProA, ils préfèrent largement devenir consultants ou coaches, c'est moins ennuyeux et plus rémunérateur.

Les clubs payent les formations des plus motivés, pas des meilleurs, parce que dans ce monde très restreint, on prend ce que l'on a. Rien n'est fait pour motiver les jeunes à arbitrer. Certains clubs obligent les jeunes à arbitrer les plus jeunes. Sur 100 licenciés, vous allez trouver 10 volontaires pour faire la formation de débutant pour en avoir à peine un qui va continuer. Il faut aussi reconnaître une tendance à "envoyer" à l'arbitrage les moins talentueux... ceux qui embarrassent les coaches et dont ils sont contents de se séparer, d'une pierre deux coups ! Un boulet de moins, un arbitre de plus... pas forcément au bénéfice de la qualité de l'arbitrage... dont les coaches se plaindront... vous voyez le cercle vicieux ?

Plusieurs profils émergent parmi les arbitres et même si on ne va pas se faire des copains, on va assumer et écrire ce qu'on pense (et nous sommes plusieurs ex-arbitres -départ, région et cdf- dans l'équipe de BBcom) : les joueurs déçus par le jeu qui sautent le pas pour arbitrer. Ceux là sont souvent motivés par l'argent et le pouvoir qu'ils ont sur le jeu et les joueurs .Quelques joueurs qui ont été sanctionnés par une commission de discipline prennent parfois le sifflet, soit par obligation envers leur club, soit pour essayer de comprendre le monde arbitral. Une autre "source" d'arbitre est alimentée par les coaches. Et oui certains se font tellement sanctionner par le corps arbitral le weekend, qu'ils veulent aussi mieux connaitre les règles, le pourquoi du comment on siffle. Le dernier vivier de recrutement est celui des arbitres convaincus qu'ils pourront faire carrière dans ce domaine. Les meilleurs... ou les pires ! Il en existe 1 pour 10000, et souvent ils sont tellement motivés que les ligues les font monter très vite, souvent trop vite et ils se cassent les ailes parce qu'ils ne connaissent rien au jeu. Ce sont trop souvent des gendarmes, avec un règlement appris par coeur (ils sont imprenables) et qu'ils appliquent à la lettre sans comprendre le jeu et ses subtilités.

2) Comment montent-ils les échelons ?

Théoriquement, ils évoluent au gré de l'expérience du comité à la ligue puis en intégrant les filières de championnat de France jeunes puis les étages supérieurs par paliers. Mais l'arbitrage, c'est une tribu opaque où tous les moyens sont bons pour se mettre sur le devant de la scène. Si vous voulez monter mais que vous n'avez pas un parrain (comprenez un arbitre déjà estampillé haut-niveau, en fonction ou à la retraite), c'est mort. Si un petit protégé possède un appui dans les instances, il montera toujours plus vite et plus haut que tous les autres mêmes s'ils sont meilleurs.

Concernant leur classement, c'est un peu compliqué à expliquer.
Les arbitres de ProA sont notés par des superviseurs. Selon les notes obtenues, ils peuvent être proposés pour les phases finales, ou bien descendus de niveau. Mais tout peut arriver, par exemple en 2015 lors du conflit avec la LNB, la ligue avait promu plusieurs arbitres de NM2 et NM1 en ProA directement.

3) Comment sont ils rémunérés ?

Ils sont rémunérés selon le niveau du match arbitré et ils ont une indemnité kilométrique. Elle est proportionnelle au niveau arbitré. On va dire que certains officiels amateurs en sifflant 4 rencontres dans leur week-end et en mixant le niveau régional et départemental, arrivent à se faire un petit 400€ en province (si on déduit les frais, il leur reste 200€ net d'impôt) Sur Paris le nombre d'arbitre étant plus élevé, ils ont souvent qu'un ou deux matches et peu de déplacement.

Les indemnités pour l'arbitrage d'une rencontre (auxquelles il faut ajouter les frais kilométrique, les prime de repas et de couchage).
ProA – Indemnité nette pour un arbitre
– match de saison régulière : 600 €
– ¼ de finales de play-offs : 750 €
– ½ finales de play-offs : 850 €
– Finale : 1.000 €

ProB – Indemnité nette pour un arbitre
– match de saison régulière : 425 €
– ¼ de finales de play-offs : 500 €
– ½ finales de play-offs : 600 €
– Finale : 700 €

4) Ce qui se fait de bien en France

La vidéo a amené un apport positif dans tout le basket mondial. Compte tenu des intérêts financiers en jeu, pouvoir décider du sort d'un match avec fiabilité est un gros plus. L'utilisation actuelle (pour des paniers au buzzer) au cours des 2 dernières minutes est bien, on pourrait peut-être élargir l'utilisation à d'autres utilités comme reconnaître une faute ou une sortie si l'angle de caméra le permet et inventer un "pas de changement car l'image ne permet pas de décider". Bref, à creuser mais on a une base technique. Peut être pourrait on aussi s'offrir les services de la TV quand elle est présente au lieu de se contenter du vilain keemotion ?
Un autre élément positif c'est le système HF de communication entre les arbitres et qui est capté par la TV. Ceci pourrait aussi être exploité pour communiquer avec le public à l'image de ce qui est fait en NFL (foot US) où l'arbitre commente certaines décisions en s'adressant au stade via la sono.

Les antipodes : la NBA

Comment sont recrutés les arbitres NBA ?
Ils proviennent de l'immense vivier sportif américain. La plupart sont d'anciens basketteurs/teuses universitaires. Quelques anciens pros (ayant principalement joué à l'étranger) voire des sportifs issus d'autres sports (Foot US par exemple... les disciplines sont très poreuses aux USA et les athlètes ne se limitent pas à la pratique d'un seul sport y-compris à la fac). Ils passent tous par des essais géants organisés par la GLeague. Il leur est simplement demandé une expérience de pratique du basket et une solide expérience d'arbitrage dans des niveaux inférieurs (depuis high-school jusqu'à arbitrage à l'étranger en passant par tous les échelons du basket aux USA, amateur, universitaire, semi-pro...).
Une fois détectés ils passent obligatoirement par une case formation puis sont mis en couveuse en Gleague. Ils passent ensuite par la WNBA et les Summer Leagues avant d'être appelés dans le grand bain. Entre temps ils suivent des formations pointues sur l'étude des matches en vidéo, la communication, la gestion psychologique et une connaissance pointue du règlement. Contrairement à la France, certains officient jusqu'à un âge assez avancé (en comparaison de la quarantaine qui semble constituer un grand maximum dans l'hexagone) et leur expérience en NBA peut atteindre plusieurs décennies. Certains sont des légendes comme Joe Crawford qui était plus connu que pas mal de joueurs.

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Par qui sont-ils gérés ?
La NBA a une division dédiée à l'arbitrage. Elle est l'employeur des arbitres et les gère de bout en bout. Si le grand patron David SILVER a quelque chose à dire à un arbitre, il doit passer par la commission des arbitres. C'est elle qui désigne les arbitres, constitue les trios et gère le niveau des rencontres qui sont confiées aux officiels (saison régulière, All Star Game, Playoffs, Finales). Cette saison deux officiels sont même mariés ! mais le couple n'a jamais officié ensemble sur un match.
Parmi les officiels non-arbitres qui participent à la gestion des hommes et femmes en gris, on trouve d'anciens joueurs et d'anciennes joueuses. La NBA s'applique à impliquer des acteurs du jeu pour garder un oeil "de terrain" sur son arbitrage.

Quelles sont les innovations majeures dans l'arbitrage ?
Si l'Europe a mis du temps à adopter le trio d'arbitres, la NBA reposait dessus depuis des décennies. D'un point de vue plus technique, la NBA a été la première à se doter de moyens vidéos pour contrôler les actions décisives litigieuses. Depuis la saison dernière la grande ligue va encore plus loin en debriefant action par action les deux dernières minutes de chaque match serré (moins de 5pts d'écart au buzzer). Il lui est ainsi arrivé à plusieurs reprises de déjuger les officiels sur le terrain. Les résultats ne sont pas modifiés à postériori mais cette démarche est appréciée des joueurs et des staffs qui apprécient d'entendre l'institution ne pas s'enfermer dans une erreur malgré les ralentis vidéos. Dans cet exercice périlleux, un ancien arbitre chevronné décrypte vidéo à l'appui les décisions des officiels, justifiant parfois telle ou telle prise de décision en détaillant les angles de vue ou les obstacles des trois officiels. A défaut de réparer de potentielles erreurs, cela a un côté très pédagogique qui permet de comprendre l'erreur ou même de justifier les bonnes décisions des arbitres.

Les arbitres NBA ont-ils d'autres activités professionnelles ?
NON. Ils sont arbitres professionnels. C'est un métier. Certains sont bénévoles dans des programmes de développement du sport (comme beaucoup de joueurs pros) ou d'autres interviennent dans des écoles mais toujours en lien avec leur activité d'arbitre professionnel et le plus souvent dans le secteur sportif très développé dans le milieu éducatif américain.
En chiffres :
Salaire annuel d’un arbitre NBA : entre $100.000 (pour un arbitre rookie) et $500.000 (pour un arbitre senior). Selon les sources, un arbitre NBA gagnerait environ $3.300 par rencontre (frais de déplacement, d’hébergement et de restauration inclus). Enfin, les arbitres remplaçants gagneraient $1.100 par rencontre.
Ils possèdent même un site web dédié : Site WEB

Une proposition de gestion différente

1) Une direction différente

Les arbitres au sein de la FFBB ont longtemps été une mafia détentrice de tous les pouvoirs. La plupart des anciens présidents de la fédération étaient issus de ce corps, le dernier étant Yvan MAININI depuis parti à la FIBA et Jipé Siutat son successeur étant l'exception qui confirme la règle. La direction de l'arbitrage ne DOIT PLUS reposer uniquement sur des arbitres qui ont tous le même regard sur le jeu (puisque tous formés de façon similaire). Il faut y intégrer des acteurs issus du terrain (joueurs/coaches +présidents/GM) mais aussi INTERNATIONALISER et féminiser la direction. Le constat est là : nous sommes mauvais, allons voir où ils sont meilleurs, débauchons quelques formateurs et améliorons nous.

2)Le recrutement

Basta la filière fédérale et les copinages. Des castings de recrutement ouverts à tous plus des tests physiques. Pas la peine d'exiger telle ou telle expérience, il suffit de dégager rapidement ceux qui n'ont rien à faire là. Une fois détecté, l'arbitre pourrait suivre un parcours de formation 100% LNB (Jeep Elite / ProB / Espoirs) histoire d'apprendre à gérer le milieu professionnel. On a pour habitude de dire qu'il y a plusieurs centaines d'arbitres parmi les spectateurs d'un match, pourquoi ne pas permettre à certains de tenter leur chance sans se fader 10 ans U13F au fin fond des pires patelins du monde. Si un amateur a "l'instinct" pourquoi ne pas tenter de l'intégrer au cursus pro ? Pourquoi ne pas désigner obligatoirement certains pros (joueurs/coaches) comme 3e arbitre sur des matches espoirs après 3 techniques reçues ? (dans la mesure des possibilités physiques pour les coaches bien entendu). Là encore il y a des vocations à créer (et des sanctions constructives qui motiveront certains à se taire).

2) Un encadrement plus diversifié

Assez des arbitres jugés par des arbitres. Il est grand temps d'impliquer des joueurs. Ca pourra en amener certains à prendre le sifflet. Un apport d'experts internationaux serait là aussi nécessaire (là où sont les meilleurs) et bien entendu, plus de femmes là encore. L'arbitrage doit aussi apprendre à promouvoir le basket. Le spectacle est important et quand on voit certaines décisions il y a de quoi devenir fou ! Des marchers lourdement sanctionnés à petit niveau sont totalement ignorés (et c'est très bien) mais des actions spectaculaires vont être sifflées alors qu'elles sont l'ADN de notre sport (de la technique pour "accrochage à l'arceau" à l'auto alley-hoop de DJ Stephens considéré comme "une reprise de dribble"... idiotie ! S'il avait utilisé la planche pour se défaire d'un défenseur, ok, mais là c'était PUREMENT du spectacle !

3) Des comptes à rendre... publiquement !

Dans un monde pro où les défaites/victoires pèsent lourd et sont parfois lourdes de conséquence, il faut que des sanctions soient possibles afin que les coups de sifflet cruciaux soient plus mesurés et brident clairement certains shérifs. Le "NO CALL" doit devenir une option et libérer le jeu, en particulier chez les intérieurs clairement bridés par l'arbitrage à la française. Une communication moderne à l'image des rapports vidéos NBA L2M qui débrieffent les séquences de money time serrées et désavouent parfois les officiels (ce qui n'arrive JAMAIS en France). Chez nous, comme évoqué plus, haut l'accès à la TV aux discussions entre arbitres ou avec les acteurs du match via les micros sans fil est un plus, mais là encore il faudrait développer : former les arbitres à la communication orale, pourquoi pas envisager de leur demander d'expliquer (brièvement et sans contestation) certaines décisions pendant des arrêts de jeu où un officiel serait disponible. Quelques mots seraient parfois précieux là où l'interprétation de certains commentateurs laisse parfois à désirer.

4) Une rémunération à la hauteur des responsabilités.

Chaque joueur sur le terrain est professionnel, chaque coach aussi... les seuls amateurs sont en gris. Même si certains ont enfin un statut, les émoluments ne sont pas non plus mirobolants. Il est temps d'assumer que ce rôle ne doit pas relever d'un dédommagement de frais de déplacement mais bel et bien d'un salaire. C'est un autre paramètre à étudier si on veut intéresser d'anciens pros. Les carrières d'arbitres professionnelles répondent aux mêmes critères éphémères que celles des joueurs alors pourquoi ne pas envisager une rémunération à la hauteur des joueurs (dans les 4-5000€ nets pour les plus modestes). Cela n'est pas une hérésie quand on connaît le niveau d'exigence physique et les nombreux déplacements. Cela permettrait aussi d'attirer des talents étrangers.
un employeur unique rémunéré par la LNB et facturé aux clubs à tarif fixe via la LNB. Actuellement, les ligues demandent à certains officiels formateurs de se constituer auto-entrepreneurs pour les rémunérer à bas-coût et nul doute qu'un statut fiscal propre au monde du sport pro solutionnerait pas mal de soucis et que les arbitres y auraient pleinement leur place.
L'idée de disposer d'un groupe d'arbitres salariés par la ligue et plus de freelances au service de la fédération ne pourrait qu'améliorer les performances des acteurs en gris. Plus de diversité hommes/femmes, ex-joueurs, internationaux changerait aussi le sentiment de secte déconnectée qui est aujourd'hui la norme. Une véritable porosité entre les mondes des joueurs/coaches et des arbitres serait un vrai plus. Voir des arbitres participer à des entrainements régulièrement sur les trois niveaux évoqués (Jeep Elite, ProB et Espoirs) serait un plus pour tout le monde. Encadrer la présaison devrait être obligatoire, au lieu de ça, des arbitres de N2-N3 officient avec la meilleure volonté sur des pros et cela gâche un peu la préparation d'autant plus que le grand turn over en particulier chez les joueurs étrangers fait que ceux ci gagneraient énormément à se familiariser avec l'arbitrage LNB dès le départ. Bref, on aimerait voir des arbitres pro dans les séminaires de coaches, des joueurs pro dans les formations d'arbitres (et pas les gamins du pôle espoir du coin) et des coaches dans les formations d'arbitres afin que tout ce petit monde se connaisse encore mieux et surtout travaille main dans main dans l'intérêt du basket de haut niveau français.

5) un financement à commercialiser

Dernier point avec ce chantier qui est une nouvelle fois ni fait ni à faire à ce jour. Un équipementier a été choisi par la FFBB (Errea) et les tenues sont les mêmes des pros aux plus petits niveaux amateurs. Pas vraiment de partenaire au sens financier du terme, mais plus un mécénat avec La Poste qui accompagne tous les arbitres tous sports confondus.
Quid d'un équipementier qui paierait pour équiper les officiels et un ou des partenaires dont l'image serait propice à accompagner les arbitres (oubliez Joker et Cochonou) ? Pas évident si on pose la question comme ça, mais qu'en ferait-il si les arbitres de basket représentaient une véritable task-force moderne renouvelée avec d'anciens joueurs pros impliqués ? Le succès appelle le succès, si l'arbitrage réussit sa mue, il attirera les partenaires naturellement. Les partenaires en lien avec les déplacements nombreux des arbitres (automobile ? agence de voyage ? sites de réservation ?) ou avec la communication des arbitres (partenaires techniques sur le matériel sans fil ? télécoms ?) sont des pistes qui ne demandent qu'à être exploitées.

Bonus : On laisse la parole à Yvan BEDE qui résume plein de nos constats...

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10 commentaires

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# 10 - leprofesseur

02/03 - 7h46

@7/8 : au tennis, la vidéo est l’équivalent de la goal Line technologie au foot, la balle est dedans ou dehors. Cela peut s’appliquer au basket pour des situations similaires (tir déclenché avant ou après le buzzer, pied sur la ligne ou pas...) mais je suis beaucoup plus sceptique sur les décisions relevant de l’interprétation (là encore, le monde du foot en fait l’expérience et c’est loin d’être probant même si c’est probablement ce qu’on appelle « le sens de l’histoire »).
L’application est loin d’être simple et ne résoudra pas tous les problèmes. L’erreur d’arbitrage fait partie du sport (même quand cela paraît évident, tout comme un joueur pourra rater un lay up seul face au cercle). Je suis entièrement d’accord sur la nécessité d’améliorer, équilibrer, homogénéiser l’arbitrage mais à mon sens cela passe par un travail sur le facteur humain.

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# 9 - FF

01/03 - 22h47

Plutôt que de diviser en cacahuètes les 1M € net du partenariat Jeep à tous les clubs, la lnb ferait mieux d'investir dans un pôle de formation d'arbitres d'Élite...

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# 8 - le_cobra

01/03 - 19h09

Oui comme au tennis, le coach aurait le droit à la vidéo 1 à 2 fois par QT. Mais ça hacherait un peu plus le match.

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# 7 - Ocra

01/03 - 17h53

La vidéo pourrait aussi être utilisée comme dans d'autres sports: utilisation à la demande du coach. Si la réclamation est justifiée, possibilité de recommencer, sinon, fini pour le reste du match.

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# 6 - bgf23

01/03 - 17h32

Les bon arbitres existe pas les erreurs oui !!
Après il faut quelle soit identique des deux côté bien sur!!
Le plus important c'est au joueur de s'adapter à l'arbitre a sa façon de sifflet et pas le contraire!!
Mais bon je préfère arbitrer le basket plutôt que le foot!!

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# 5 - Ké Ry

01/03 - 15h24

Une meilleure rémunération et une meilleure formation attireraient des personnes plus compétentes pour une meilleure qualité d'arbitrage. Quand je vois certains qui n'ont jamais joué au basket et qui arbitrent, parfois au plus haut niveau( et se prétendant tout savoir...), c'est à se poser des questions sur le recrutement et la formation de nos arbitres. Nous faisons encore preuve d'amateurisme depuis des années dans ce domaine. Et ça continue... En plus la fédé leur rajoute des règles qu'ils interprètent tous d'une manière différente. La règle de l'avantage, je l'avais déjà entendu par certains arbitres de région ( à croire qu ils s en fiche du match ou qu'ils n'y connaissent rien)... mais c'est à se plier de rire quand on est un vrai basketteur :') Merci pour l'article BB

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# 4 - Jonathan Billot

28/02 - 21h51

Depuis quand Joseph Bissang est-il salarié de la fédération ?
Beaucoup d'approximations dans cet article et de conclusions (très) hatives

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# 3 - StOrse

28/02 - 18h27

Très bon article !
On critique à juste titre les arbitres français, mais il me semble que, cette année en coupe d'Europe, certains arbitres ont eu tendance à protéger certains joueurs réputés et sifflés toujours a leurs avantages.

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# 2 - l'avi kinou

28/02 - 17h39

super article, très bien documenté.
le principe de PETER toujours omniprésent, y est formidablement développé.
merci encore dans la première vidéo de nous faire voir LESCA dans toute sa sérénité, on y voit encore mieux son intelligence dans le brillant de ses yeux .
Et oui, comme vous le dites si bien, sans paraphraser MONTESQUIEU: " il y a la loi, et l'esprit des lois"
pour terminer super vidéo, et avec ça , on se réconcilie avec l'arbitrage.
Enfin j'aimerai que nous ayons une pensée pour Mme DELAUME.

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# 1 - sypoi8778

28/02 - 17h26

Bravo pour cet excellent état des lieux de l'arbitrage .C'est tout à fait représentatif du basket français :entre soi et copinage qui paralysent l'évolution du basket et pourraient bien aussi ,hélas , entre soi et copinage limousino -limousin ,couter cher à notre club ,mais c'est un autre débat!
Je retiens que vous proposez beaucoup de pistes intéressantes permettant de sortir l'arbitrage de l'emprise de fédéraux tous formés au même moule .
J'ajouterai une proposition que j'avais d'ailleurs évoquée avec Fred ,la création sur Limoges d'un Centre de Formation des Arbitres avec intervenants de haut niveau ,comme vous le proposez ,,un peu à l'image du CDES .La professionnalisation est inéluctable.