Présaison CSP 2018/19

Défaite 84-74 : May qu'est-ce qui s'est passé ?

Illustration

Le CSP s'incline à Paris pour une 3ème fois consécutivement. La faute à un secteur intérieur qui s'est fait littéralement manger par Sean May et ses coéquipiers et également à un très bon coaching de Christophe Denis qui a mangé son homologue.

1er quart : on insiste avec Walker

La première attaque illustra de suite le problème de la soirée ... un tir raté et ouvert de Ty Walker et une défense .... inexistante. La suite ? : un mano à mano avec des ratés énormes de Walker et un pilonnage en règle dessous pour le PL. Puis une fois le pilonnage terminé avec des aides défensives dessous du CSP, et bien le PL ouvrit le jeu sur l'extérieur avec une réussite hallucinante sur un court passage. A la vue de tout ça, Giannakis posa un temps mort ... mais pas tout de suite ; il attendit que le CSP soit à 10 points. Et ce trou d'air nous obligea donc à courir après le score. Pour combien de temps .... ?

2nd quart temps : La course contre le score


Le CSP tira bien son épingle du jeu. L'adresse des parisiens ayant disparu, le CSP pu revenir tranquillement et recoller au score.
Puis les arbitres revinrent au charbon avec une jolie antisportive de Bavcic sous les yeux incrédules de Diot (oui ils ne sont pas dans la même équipe pourtant mais cette faute antisportive était disons très très sévère et si elle existe, dans ce cas, il faut les siffler dans l'autre sens).
Maintenant, des choses qui ont été frappantes dans ce match. Tsamis voit bien le jeu mais ce n'est pas un meneur donc pourquoi le faire mener ? 2 marchers, une balle perdue à 1 seconde de la fin. Et comme le coach parisien n'est pas idiot (sans avoir le CV du Dragon), et bien, il propose des prises à 2. Et des prises à 2 sur un meneur, c'est pénible, surtout s'il n'est pas aidé. Mais des prises à 2 sur un joueur qui n'est pas un meneur, là ça devient compliqué pour Tsamis.
Bavcic n'est pas en confiance mais a du basket. La confiance : regardez son premier smatch. Après avoir dunké, il regarde vite le cercle pour savoir s'il a réussi son dunk. A chaque fois qu'il tire on dirait qu'il est étonné de marquer.
Alors vous allez me reprocher de critiquer le coach mais je le dis, je ne comprends plus rien (le temps mort pris ..... très tard, Tsamis meneur, Walker qui revient en jeu après avoir fait 2 fautes et une prestation disons ubuesque pour sauter à contre temps, bloquer son adversaire en se positionnant sous le cercle et j'en passe, notamment le gros duel physique entre le bien portant May et notre Vasco .... ah mince non, il n'a pas joué !).
Malgré tout ça, le CSP n'était mené que de 6 points à la mi temps 43 à 37. Avec le nombre de balles perdues proche d'un record sur une mi temps et la prestation famélique de notre secteur intérieur, ne perdre que de 6 points relevait du miracle.

La mi-temps allait-elle être salvatrice ?

Déjà le premier enseignement, c'est que la faiblesse au poste 5 a été vue. Et c'est Bavcic qui joue pivot. Pour le reste, le quart temps fut conforme à ce qu l'on attendait : le CSP se faisait enfoncer dessous par Sean May et les extérieurs du CSP luttaient comme ils pouvaient.
Et là .... malaise à mon niveau, une vision, un mirage non ...une réalité : Vasco rentrait pour contrer May... ah ben non celui-ci était sorti, bref Vasco rentrait ! Et le CSP repassait devant (sur une passe d'Evtimov qui apporte un vrai point de fixation même si May était sur le banc. Le CSP se battait, en voulait, jouait mieux. Et ça payait. Avec un point de fixation intérieur (même si Bavcic n'est pas un vrai 5 ou Evtimov, c'est toujours mieux que Walker ou même Zerbo ce soir).
Ca faisait plaisir à voir. Et si mon collègue a critiqué Nobel, moi je dirai juste 'Bravo'. Merci pour ton envie, ta hargne. Certes, il fait des erreurs mais il ose et je préfère ça à un joueur qui ne tente rien. On parlait uniquement des performances de Collins, Kea ou autre. Et bien faisons pareil avec Nobel et ce soir, RESPECT.
Et on a donc la confirmation qu'avec un vrai 5 (pas forcément Patrick Ewing mais juste un Vasco en 20s au 100 mètre) et bien le jeu est plus simple. Le problème : l'autonomie de Vasco. 60 à 56 pour le CSP. Il restait 10 minutes et "Limoges ! Limoges" retombait des tribunes.

Quatrième quart : la douche froide

La sortie d'un vrai point de fixation intérieur et notre attaque se grippe complètement comme on en a l'habitude. KMac est surveillé comme le lait sur le feu et perd un ballon, les passes n'arrivent plus et Paris repasse devant. Et May se reballade.
Mais M...E ! Pourquoi on ne laisse pas un peu Vasco sur May en ce début de quart temps ? 10-0 pour Paris, -6 balle à Paris et tout est à refaire. Le jeu du CSP devient n'importe quoi et surtout surtout surtout, Giannakis ne pose aucun temps mort alors qu'il lui en reste 3 !
Que l'on ne me parle plus de Dragon, de palmarès. Giannakis n'a pas Diamantidis dans son équipe. Il a des joueurs de pro A. Donc adapte toi car là ça suffit, ca devient de l'idiotie, de l'aveuglement. Il faut un nouveau 3 points de Diot pour que Sieur Giannakis daigne enfin gaspiller un temps mort. Ecoeurant ! Pourquoi, comme en première mi temps, ne pas arrêter le jeu ? Non, laissons les couler ... Remettre Vasco est trop tard. 4 minutes sans marquer c'est trop pour gagner.
Ah si ! C'est pour poser un temps mort à 4s de la fin alors que le match est joué. D'habitude ce sont les coachs qui gagnent qui font ça pour humilier l'autre équipe. Là c'est le Dragon qui nous humilie.

Et la conclusion ?

Nouvelle défaite. Défaite, défaite, défaite. 84 à 74 (oui autant l'écrire plusieurs fois et ne plus avoir à le faire par la suite!)
Les points positifs du soir : les joueurs se battent, ils en veulent et c'est cette envie qui leur permettra de remonter la pente une fois que les ajustements d'effectif auront été faits. On veut un pivot, un vrai, un Vasco en plus jeune qui apportera sa présence, des points et des mains. On a vu pendant 5 minutes ce que ça pouvait donner. Messieurs Forte et Giannakis, à vous de jouer.

Dans les points négatifs, pourquoi ne pas faire jouer Vasco en première mi temps alors que Walker et Zerbo prenaient l'eau ? S'il peut jouer 5 minutes au 3ème quart, il peut faire pareil en première mi temps. Pourquoi s'obstiner à faire mener Tsamis ? Wanamaker, excellent en préparation et sur les premiers matchs, est en perte de vitesse. La gestion des temps morts est complètement à revoir et il faut réagir plus vite (et ne pas attendre une situation à la grecque)
Allez, réglons ça et on pourra enfin envisager la suite de la saison avec plus de confiance mais avant, on veut un pivot, un vrai.

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