Présaison CSP 2018/19

Ça casse en Alsace !

Illustration

Après 10 jours sans compétition (de par les matches décalés en raison des diffusions TV) le CSP retrouvait le parquet du Rhenus pour tenter de conserver son fauteuil de leader, il s'est avéré qu'il s'agissait d'un siège éjectable et que Diot et compagnie se sont régalés à sauter à pieds-joints sur le bouton de déclenchement. Analyse

UN COUPE GORGE

D'entrée de jeu les hommes de Vincent Collet ont pris à la gorge des limougeauds pas assez incisifs. Frèjus ZERBO en très grands progrès cette saison a réalisé plusieurs belles actions qui plus est face à un (si ce n'est LE) des meilleurs pivots du championnat : Alexis AJINCA. Malheureusement, il est retombé dans ses travers un peu plus tard gaspillant de précieuses fautes sur des arrières en tentant des contres improbables. On commença à percevoir dès le QT1 une soirée "Nicolas le Jardinier"... comprenez : on arrose à tout va et quand ça ne rentre pas... et bien on insiste !

Loin de vouloir jouer les esprits chagrins ou les "on vous l'avait bien dit" (mais un peu quand même...), force est de constater que cette équipe limougeaude même si elle a pris un départ canon dans cette ProA 2013-14 ne possède pas réellement de fond de jeu et s'appuie trop fortement sur des individualités. Jusque là les succès et l'engouement avaient quelque peu masqué ces carences et les pointer du doigt relevait du délit de haute trahison. Or après la vilaine défaite en Alsace impossible d'ignorer le manque d'impact offensif du poste 5 ou la trop grande dépendance à l'adresse extérieure... sans parler d'une légère tendance au croquage de nos arrières US.

DES US LOIN DES ATTENTES

Green auréolé de sa sélection ALL STAR a plusieurs fois pris ses responsabilités en inscrivant des paniers difficiles permettant de garder espoir mais la multiplication des pertes de balles a en revanche été catastrophique 17 au total mais pas loin de 10 sur le QT1 !!! A l'intérieur, les "gros shorts" ont beaucoup fait de ménage mais n'ont pas apporté beaucoup de points. Williams en particulier (5pts à 2/6) à trop souvent joué le fade-away alors qu'il gagnerait au vu de son volume à avancer sur son défenseur (et donc pourrait aplatir la moitié des intérieurs de ProA).

En défense, les systèmes de Vincent Collet ont eu raison des efforts individuels des limougeauds. Là où nos joueurs couraient après leur vis-à-vis, les strasbourgeois enchainaient les écrans et les extra passes (jusqu'à l'excès d'ailleurs quand Toupane servit son banc suite à un mauvais placement d'un coéquipier). Les locaux cherchaient et trouvaient le joueur libre alors que les limougeauds revenus en attaque forçaient cherchant à créer le décalage individuellement sans s'appuyer sur un collectif aux abonnés absents.

QUAND ÇA VEUT PAS...

La frustration pointa même le bout de son nez et certains gestes de Green, Williams ou Reynolds furent même à la limite de la correction (Avec une petite technique pour la route à notre ami JR). Rien n'y faisait... Strasbourg avait creusé un écart de 20pts dès la fin du QT2 et le CSP n'a même pas eu la permission de croire en un retour flamboyant, coupé dans ses élans par des fautes très intelligentes d'Antoine DIOT (entre autres) qui ont étouffé dans l'oeuf les sursauts d'orgueil limougeauds et avorté tout début de série.

A 3 minutes du terme, JM Dupraz rendit les armes et fit entrer les trois espoirs du banc limougeaud (Estienne, Currier et Rigot). La seule chose qui m'ait frappé c'est que le niveau n'a pas été franchement plus mauvais avec ces novices qu'avec une flopée de ALL STARS bien trop occupés à s'engueuler avec le coach.

BILAN

La raclée collée au Mans aurait-elle remis un peu trop d'azote dans les têtes de certains ? Le manque de compétition ou l'excellente préparation strasbourgeoise sont-ils à blâmer en premier lieu ? Sans doute un gros mix de tout ça mais le plus gros enseignement à tirer de cette correction c'est que certains défauts sont apparus au grand jour et que si cette équipe talentueuse veut devenir plus qu'un feu de paille automnal il va falloir transpirer sec (concept intéressant au demeurant) sous les poutres de Beaublanc afin de donner à cet amalgames de talents individuels un liant plus concret apte à prendre le relais quand l'adresse fait défaut ou que l'adversaire a bien ciblé quelques éléments. La vidéo de ce match va tourner et nul doute que JD Choulet se l'est déjà repassée 2 ou 3 fois ! Les verts et blancs sont donc prévenus, séance de rattrapage dès samedi à la maison face à un Chalon en pleine renaissance...

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