Playoffs 2019

Inutiles frayeurs

Illustration

Au bout du plus inutile des suspenses, Limoges composte son billet pour les playoffs après avoir mené Chalon toute la recontre (jusqu'à 18pts d'avance) avant de subir une remontada en règle et de se voir poussé en prolongations. Avec un Taylor une nouvelle fois impérial, les organismes souffrent mais l'objectif est atteint... d'autant plus que Pau et Strasbourg ont en pris deux bonnes (-20 et -30) les plaçant derrière le CSP maintenant 5e. Analyse.

Le match

Pris à la gorge dès la première minute, on ne donne pas cher des chalonnais surtout quand on observe qu'après quelques actions le seul à donner de la voix côté bourguignon est l'habituellement apathique Gélabale. Le champion 2015 avec le CSP a vite réalisé que les siens avaient les deux pieds dans la même basket et c'est donc lui qui a pris les choses en main. Les réflexions fusaient en travées : "ah s'il avait joué comme ça pour nous, on l'aurait bien gardé !"... Mais voilà le Gélabale d'hier soir valait bien 24pts 8rbds pour 34 d'éval (son record en carrière en LNB... rien que ça !) mais cette espèce rare ne s'observe que très rarement... ah il est un bien bel exemplaire de cette sacrée génération bleue au potentiel insondé qui restera à jamais abonnée aux places d'honneur drivée par le maître du ventre mou : le lieutenant colonel Collet (même pas général le gars !), mais on me susurre dans l'oreillette que je m'égare... Oui mais comprenez aussi : on était tout perdu hier soir à Beaublanc. Déjà la défense de Chalon avait oublié de sortir du vestiaire, le président du directoire (pour 10 jours) Youri V. s'était perdu lui aussi laissant un grand vide dans la tribune présidentielle (peut-être ses parents l'attendaient-ils à l'accueil ?) et seul Jordan TAYLOR savait très bien où aller : vers le cercle tout en transportant ses coucougnettes sur une brouette tant il a fait danser la défense de l'élan.

Coach JDC, en pré-vacances, chemisette au vent ne semblait guère se soucier du déroulement de la rencontre où Camara se faisait manger tout cru par Boutsiele tout en verticalité et en efficacité (12pts 10rbds). On notera la tactique intéressante de coach Peronnet pour entraver l'axe Robinson/Riley capable dans les bons jours de gros cartons offensifs : des switchs défensifs intéressants consistant à neutraliser la vista du micro-meneur en lui mettant un grand dans le champ de vision (Howard ou Sekou) et en mettant un petit (Taylor ou Hardy) dans les appuis de Riley, l'empêchant de prendre de la vitesse ou de développer son style délié. Bref on s'ennuyait ferme si on voulait chercher un "beau" match tant les débats étaient déséquilibrés avec un Limoges punisseur par les bras de William Howard ou Taylor, les dunks de Sekou ou Jerry et les défenseurs de Chalon sur skates... On en profitait pour flâner et constater la présence du gardien du Temple (enfin) de retour à Beaublanc, Claude BOLOTNY installé pas très loin d'un autre ancien tout sourire qui faisait la tournée des popottes dans les loges : Stéphane OSTROWSKI. Tout allait donc bien jusqu'à ce passage un peu surréaliste du QT4 où Boutsiele enchaîna quelques ratés sous le cercle et en réponse Robinson et Gélabale crucifiant systématiquement une défense limougeaude bien trop laxe. On passa de +18 à... +10... puis +6... puis +2 moment DIVIN où coach François "Tuer le match ne m'intéresse pas" PERONNET décida de poser un temps mort que toutes les tribunes réclamaient à corps et à cris depuis 4 bonnes minutes ! (Le mec a 2 ans de contrat... il s'en fout de perdre un match crucial pour la qualification en playoffs !). Bien lui en prit puisque sur les 2 actions suivantes le CSP était à -1. Du GRAND Mendez. Vous l'aurez compris, "les Bourgain démission" fusaient des tribunes et... non j'déconne et si jamais du fond d'un bar à cocktails dunkerquois l'intéressé écoutait le match on se doute que ce flottement ne l'aura pas laissé insensible... je m'égare de nouveau mais je suis comme tous les patrons de boites limougeaudes... nostalgique !

Revenons au parquet : Limoges égalise mais ne parvient pas à crucifier l'élan d'un coach Choulet retrouvé tout en gesticulations envers le corps arbitral. PROLONGATION.

Ben oui quoi... non seulement coach Peronnet n'aime pas tuer les matches mais quand il joue à 7 valides, il se dit que leur mettre 5min supplémentaires dans les pattes ça peut pas faire de mal hein ?! Génie.

Fort heureusement la blague ne fut pas longue et le CSP creusa rapidement un écart d'une dizaine d'unités par un Taylor XXL qui survole la Jeep ELITE en ce moment comme rarement un arrière limougeaud depuis Pooh Jeter (suivez mon regard...) et par Miles qui a réalisé un carton offensif (31pts son record de la saison). Choulet jettait l'éponge à 1min du terme rappelant sur le banc ses anciens rouillés Gélabale et Riley pour remettre des jeunes. Coach P. se rappela alors que lui aussi il en avait plein son banc et on put ainsi voir Dimitri STARINIETS alors que Timothée BAZILLE avait déjà royalement obtenu 4min au QT2 (le projet jeunes !). La dernière action ne fut même pas jouée et, belle image, Taylor passa les dernières secondes à dribbler bras dessus/bras dessous avec Robinson le félicitant de lui avoir mis le derrière en choux-fleur de sa performance de la soirée (24pts 5rbds 15pds... oui QUINZE ! 36 d'éval, tous avec moi : MVP MVP !!!).

L'analyse

Match en partie chiant parce que Chalon était d'une vacuité défensive sans nom... jusqu'à la 34e. Coaching de Peronnet juste incompréhensible dans le dernier quart... non vraiment, je cherche toujours. Ou alors il s'était endormi et n'avait pas vu le score... je ne sais pas ! N'importe quel technicien du PMU aurait pris un temps-mort. Le CSP s'en sort bien mais au prix d'une frayeur et d'efforts physiques supplémentaires bien inutiles. Les playoffs sont acquis, nos "amis" paloisiens et alsaciens sont en galère et ça fait bien plaisir après les piques reçues par leurs supporters cigales au coeur de l'hiver... ils commencent à danser maintenant ! On notera tout de même que ce groupe, s'il est préservé des pépins physiques, a un potentiel de dingue et que nos US plutôt discrets depuis le début de la saison semblent avoir envie d'en découdre à l'approche du big-money time. Alors qui sait ?

On a aimé

- Revoir Claude BOLOTNY chez LUI !
- Le courage de Verieras planqué au fond de son tunnel... une marque de fabrique de cette direction après l'absence permanente de Picot, la fuite façon armée mexicaine de Bourgain et l'arrêt des tutos de Manolo... "On n'a besoin de personne"... pour montrer qu'on est des pleutres ?!
- Jordan TAYLOR
- Jordan TAYLOR
- Jordan TAYLOR
- BOUTSIELE dominant dans les airs (mais fatigués à partir de la 34e)
- MILES en attaque... mais seulement en attaque !
- Jordan TAYLOR
- BOUTEILLE... impliqué et souvent debout avec l'envie de grimper sur le terrain pour aider !
- HOWARD... froid, régulier, efficace en 3 comme en 4. Il ira loin.
- Jordan TAYLOR
- HARDY, un peu moins en vue mais efficace.
- Jordan TAYLOR
- Crawford PALMER... qui a failli se planter de banc avant le match et qui est resté très sobre toute la rencontre.
- Jordan TAYLOR
- BEAUBLANC... qui donne (un peu) de voix et surtout qui est bien plein... un mardi, avant un jour férié... ou un pont pour certains... c'était très vide il y a quelques semaines et on nous expliquait que "oui... tout ça... le pont... le mardi..." MON CUL OUI ! Beaucoup de gens reviennent car les Dalton ne font plus la loi en ville !
- Jordan TAYLOR
- Le karma (playoffs + Pau + Sig... hélicobite comme dirait un certain Dessports).

On n'a pas aimé

- Gélabale qui fait péter les records contre nous... et en vert c'était pas possible ?
- MILES en défense... demandez-vous pourquoi Gélabale explose son record de points !
- Les 5 dernières minutes du QT4... WTF ?!
- Le coaching de Peronnet en fin de match... WTF ?!
- L'irrégularité de Jo Rousselle, bien au début mais parfois dans le dur. On aime beaucoup Jo mais c'est un meneur en mouvement, dès que le jeu est statique il est sur la défensive.
- Se mettre en danger inutilement et surtout tirer encore sur les organismes qui n'en n'avaient pas besoin.

La suite ?

La suite c'est un déplacement en paloisie du sud, dans les contrées des bergers béarniais remontés comme des coucous et ingrats alors qu'ils vont sans doute réaliser leur meilleure affluence de l'année grâce au pouvoir d'attractivité du Limoges CSP :P
Une victoire sur ce petit club non-européen déchu de sa pourtant si précieuse seconde place tant vantée toute la saison... les habitués du marché aux poules d'Orthez ont oublié que c'est à la fin de la foire qu'on compte les bouses et qu'avec leur actuelle 6e place ça sent bon Nanterre pour les playoffs... hummmm on en salive d'avance. Un mot pour les SIGmen (lol) qui risquent de se faire coiffer au poteau par Bourg s'ils ne redressent pas la barre. On n'oublie pas non plus le dernier match à Beaublanc où la Team-B béarniais (Fauthoux-Giffa) nous rendra visite et même si c'est symbolique une petite secouée pour la route nous ferait plaisir... mais ça y est on est en mode #BeatPAU

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