Une CHTITE défaite s'il vous plait !

Illustration

Première défaire de la saison pour le CSP 87 à 78. Le constat est là, le CSP perd la première place avec une défaite au compteur (même si Boulazac n'a pas encore joué et ne marque donc pas de points). Si le début de saison avait été parfait jusque là, cette défaite ne remet pas en cause les qualités de l'équipe mais provoquera peut être une réaction que l'on espère productive lors des prochains mois à venir. Récit.

Si le score n'a pas dépassé les 100 points, c'est que la seconde mi temps fut très défensive et stressante.

En effet, avec un score de 34 à 28 à la fin du premier quart-temps, on pouvait s'attendre à 136 à 112 à la fin du match !!
Enorme !
C'est Lille qui prit les devants de quelques points dès le début du match jusqu'à la 7ème minute ou Benoit Gillet inscrivit les derniers points de tous les joueurs de Lille (sauf 1 joueur) pendant un moment.
C'est l'instant que choisit Limoges pour accélérer par Desrose à 3 points (impeccable dans cet exercice preuve d'une grosse confiance).
3 minutes plus tard, le CSP était à 34 points avec tous les joueurs au diapason pendant que Steve Smith avait planté 11 points consécutivement (15 sur le quart temps).

Le début du deuxième quart temps fut plus brouillon mais Limoges par Curti et Massie maintenaient toujours un petit écart compris entre 5 et 9 points. Puis l'écart gonfla sous la pression limougeaude pour atteindre la pause avec 14 points d'écart et 55 points marqués.

Euphorie, impression que tout était fait et le CSP fit un 3ème quart temps "Nantesque".
Et la première erreur fut signée Fred Sarre qui posa un premier temps mort alors que 5 minutes seulement s'étaient écoulées depuis la mi temps et que le CSP menait encore de 12 points.
Pourquoi une erreur ? Tout simplement car même si le jeu n'est pas ce que l'on veut, on garde ses temps morts pour des moments plus durs.
Du coup, c'est Lille qui en profita et Steve Smith scora de nouveau 11 points en peu de temps pour porter l'écart à seulement +3 pour le CSP. Incompréhensible pour une équipe du CSP incapable de tenir la seule menace de Lille.
Sauf que le CSP n'avait plus de temps mort et pu compter sur le secteur intérieur pour reprendre un peu plus de 5 points.
Et là, Lille posa son temps mort qui fut parfaitement exploité ... non pas par Steve Smith mais par Benoit Gillet qui scora 8 points consécutivement.
La chose improbable se produisit : le CSP était mené de 4 points à l'entame du 4ème quart temps (la faute à l'impossibilité de poser un temps mort sous peine d'avoir une fin de match délicate).

Avec un Steve Smith sur le banc, on pouvait penser que le CSP allait reprendre sa marche en avant. On y a cru jusqu'à 67 partout et une égalisation de Jo Gomis.
Peine perdue, le CSP reprit un éclat et se retrouva mené 77-71 pendant de longues minutes.
Et là chaque joueur a voulu sauver le CSP à lui tout seul, les lancers ratés se sont enchainés, les tirs à 3 points idem alors que Gillet continuait le festival avec Steve Smith sur le banc. Et là, chose anormale, le CSP balança la fin de match pour s'incliner de 9 points avec 19 balles perdues au total.

C'est donc un manque d'humilité générale qui a cloué le CSP à terre avec un score de 87 à 78. Sans dénigrer l'équipe de Lille, ce n'est pas la meilleure équipe de pro B qui a battu le CSP (Nantes et Bordeaux ont gagné à Lille cette saison). Avec +14 à la mi temps, le match aurait du être plié avec une agressivité et une volonté dès le début du 3ème quart temps.
Espérons que ce manque d'humilité provoquera une révolte sur les prochains gros matchs qui arrivent car si on a déjà 5 victoires sur 6 matchs (dont 4 matchs à l'extérieur), le CSP n'a pas affronté de gros morceaux sur le papier (Rouen, Fos, Boulazac et j'en passe).
Une personne du club m'avait dit que l'on saurait à Lille ce que le CSP pouvait espérer et que les choses sérieuses commençaient. On va mettre ça sur le compte d'un faux pas à rattraper la semaine prochaine.

  • Autour du match
  • Commentaires (19)