Une bien belle victoire: Limoges l'emporte 82-78 sur Le Havre, ex-co-leader

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Pour être honnête, nous nous attendions à une raclée des normands à Beaublanc hier soir. Pour une fois, l'optimisme n'était pas présent en souvenir du match raté à Poitiers. Et pourtant, grâce à un très bon début de match et un état d'esprit irréprochable des joueurs présents sur le parquet, le CSP a gagné la fameuse guerre des nerfs des fins de matches serrés. Tant mieux, car nos préférons cela que l'inverse et ça fait bien plaisir. Récit

Tout d'abord, je tiens à vous préciser que cette analyse n'est que pure improvisation, n'ayant pas prévu de la faire, je n'ai aucune note, aucun score, aucune statistiques et je ne me base que sur mes souvenirs. Ce qui est dommage, car hier, c'était pourtant l'occasion de faire une des plus belles analyses depuis longtemps. Mais que voulez-vous, c'est comme cela, il faut parfois jouer les pompiers de service, et c'est ce que je fais ce matin... encore tout imbibé du très bon vin blanc ingéré à forte dose au Donnah Sarah hier soir après le match, où Girard était présent aussi (visiblement satisfait de son match... ben oui, même si on a une vie, on ne peut s'empêcher de laisser trainer les oreilles).

Passons, j'adresse un grand pardon aux amateurs de stats et de score à chaque Quart-Temps car je ne les ai pas et, on est dimanche matin, je n'ai pas vraiment envie d'aller les chercher (le collectif complètera bien plus tard). Toutefois, par respect pour nos lecteurs expatriés ou n'ayant pas assisté au match, je vais essayer de m'appliquer quand même... promis

Privé de Banks, le CSP entrait sur le parquet avec de bonnes intentions en début de match et passait un satisfaisant mais trop facile 9-0 à ses adversaires. Même si on se doutait que le match n'allait pas continuer sur ce rythme, nous avons vu une équipe solidaire qui a intégré Biggs en très peu de jours, ce joueur d'expérience que j'ai trouvé "roublard" dans le bon sens du terme sans être pour autant un "pompier de service". Fort de cet écart acquis en début de match, les limougeauds vont capitaliser dessus jusque la mi-temps. De mémoire, le match a commencé avec Xane à la mène accompagné de Wright positionné arrière. Personnellement, je trouve que c'est dans cette configuration que l'équipe a le jeu le plus séduisant avec Desroses, Guinn et Massie sous le cercle. Chris Massie a des qualités rares (que nous louons depuis le début) et sa volonté de bien faire et de bien jouer en font un joueur d'exception malgré son faible pourcentage aux shoots hier. Il faut préciser que son adversaire du soir était des plus coriaces et qu'il n'avait pas la meilleure place sur le parquet hier. Parfois remplacé par Fred Weis (à cours de forme, qui peine encore et toujours à remonter le terrain, qui manque de vitesse et d'aisance... Big Fred a un super état d'esprit, c'est certain, il a tenté quelques mouvements dos au panier, sans réussite, mais ne peut tenir le rythme physiquement, par manque de foncier, qu'il faudrait sûrement avant tout travailler... mais en a-t-il envie? ;) ) , Chris a pris cinq fautes (dont au moins deux très contestables). Je comptais en parler après, mais hier soir, nous avons eu un florilège d'arbitrage bas de gamme. Je sais, ça faisait longtemps que nous n'avions pas critiqué l'arbitrage, mais hier soir, j'ai vraiment eu l'impression qu'on leur avait donné des consignes (ce qui n'est évidemment pas vrai, soyons clairs... du moins, je l'espère lol). Un des arbitres en particulier a eu le sifflet très facile face aux limougeauds. On dit que l'arbitrage peut nous couter un match, ça c'est d'ailleurs déjà vu à Beaublanc avec, je me souviens encore, une "escorte" de sifflets et de conspuations à la sortie du match (sans violence physique mais ça leur fait du bien de savoir qu'"Ici, c'est Limoges" et qu'on n'a pas le droit de pourrir un match de la sorte). Hier soir, les arbitres auraient pu faire gagner Le Havre mais les dieux du Basket ne croyaient pas en une défaite cercliste... Nous le verrons plus tard. Un petit mot sur Zach Wright également, qui a été très volontaire et a fait quelques gestes de grande classe comme cette interception en extension lors du 2ème quart je pense. Ce garçon prend de la dimension et fait preuve d'abnégation. Il n'est peut-être pas le meneur rêvé mais sera au coeur de futurs succès limougeauds.

La première mi-temps est très agréable à suivre, d'autant que le CSP capitalise sur ce matelas de 6-9 points jusque la mi-temps, lors de laquelle nous avons le sourire, satisfaits du spectacle proposé.

Comme à son habitude, le CSP a par contre failli lors des deux derniers actes, et en particulier le 3ème QT malgré une bonne entame (l'écart enflera jusque +16 de mémoire). Petit à petit, les havrais remontent au score, passant une très belle série à des limougeauds chez lesquels on a senti un léger doute. Une première fois, ils sont revenus à 5 points et, au retour du temps mort pris par Eric Girard en fin de QT3, je pense que chaque personne dans la salle s'est alors dit "c'est là qu'on va voir ce qu'ils ont dans le pantalon". Les limougeauds se reprennent quelque peu et regonflent l'écart... Ils en ont donc dans le slip ces garçons et l'orage est passé... momentanément.

Nous sentions les dieux du basket avec les limougeauds hier soir mais d'autres dieux étaient présents, ceux de l'arbitrage, et ils étaient 100% Havrais. Du grand art, des coups de sifflets prévisibles au possible ont permis aux Havrais de remonter plusieurs fois à 1 point, tout en confiance, conscients que le hold-up était possible... hé oui, la raclée prévue devenait un hold up possible pour des havrais menés jusque la 39ème minute. Cependant, comme je vous l'ai dit tout à l'heure, une force divine frappait Beaublanc hier soir et à plusieurs reprises, elle empêcha les havrais de prendre l'avantage, les faisant échouer lors de leurs tentatives ou provoqua des pertes de balle. On le sentait... les dieux du basket ne voulaient pas que Limoges perde et nous étions relativement sereins même quand les visiteurs ont acquis leur plus grand avantage de... 1 point à 3 secondes de la fin. La balle est limougeaude et on s'empresse de la donner à Biggs pour qu'un adversaire fasse faute. Biggs dont nous mesurons d'ailleurs l'importance que semble lui apporter Eric Girard (il a beaucoup joué en seconde mi-temps, à la place de Desroses. Raph, nous sommes avec toi). Drôle de baptême pour un joueur à qui on confie les clés du match, à savoir deux lancers super importants avec une pression énorme. Choix surprenant car, comme ça arrivera plusieurs fois dans le match, il ratera le premier... Je vous remets le contexte: il reste 3 secondes, Le Havre mène d'un point et s'il rate, il devient la nouvelle chèvre officielle du Limoges CSP et Eric Girard peut commencer à préparer ses cartons dans un coin du salon. Heureusement pour les cartons, et pour nous, Biggs mettra son deuxième lancer et Limoges accroche les prolongations. Quand je vous dis que les dieux du basket sont avec nous.

La prolongation fera voler notre CSP lors des deux premières minutes avec un écart vite acquis de 6 points... mais c'était sans compter sur la présence des dieux de l'arbitrage qui ont eu la très bonne idée de sortir Massie, remplacé par Salmon... cherchez l'erreur. Théoriquement, on aurait préféré voir Fred sous le cercle. Coach Girard en a décidé autrement et a préféré confier la dernière possession et, par conséquent, les derniers lancers à Aurélien (ceux qui ont définitivement tué le match), ce qui n'est pas le plus mauvais des choix étant donné la réussite habituelle du garçon aux shoots. Limoges met ses lancers et remporte ce match sur le score (oui oui, je l'ai...) 82 à 78 après 45 minutes de plaisir.

Ce qu'il faut retenir: La victoire, l'état d'esprit, la défense (si si, c'était plutôt bien réussi), la volonté, le spectacle proposé (on ne s'est pas ennuyé du tout, et ça n'arrive pas tous les jours), la confiance manifeste de cette équipe. Nous pouvons avoir le sourire après ce match, que nous aurions pu perdre suite à des erreurs bêtes, je pense particulièrement à une remise en jeu complètement ratée de Biggs pour Wright je crois qui aurait pu tout gâcher. Les havrais ont du repartir avec les même sentiment que nous la semaine dernière à Poitiers. A savoir que c'était "jouable" mais non "joué".

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