Révolte trop tardive face à Poitiers (73-65)

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Poitiers, le tout petit Poitiers, tout petit poucet, qui avait sorti sa plus belle robe (les Arènes) pour accueillir notre grand Limoges CSP lors de la 4e journée de ProA, a réussi son coup. Toujours incapables d'assurer un bon match de 40 minutes entières, les cerclistes, trop maladroits ce soir, ont perdu pied en fin de première période.

Notre match

Dès Limoges, on l'a senti. Cette soirée allait être pourrie de bout en bout car nos montres n'étaient pas calées pour notre petit rendez-vous au départ de Limoges. Pris par nos discussions sur le rendement de Banks et la politique de gestion du PB86, stable depuis 80 ans, nous nous trompâmes de route dès le départ. Déboussolés mais pas perdus, nous finîmes par retrouver notre chemin et les cars des Eagles. Mal nous en prit de les doubler, puisque nous nous perdâmes encore, cette fois ci en terre pictave. Grâce à TomTom et notre repérage préalable du terrain sur Google Maps, nous nous retrouvâmes aux Arènes... où les Eagles étaient, eux, arrivés depuis belle lurette - leur présence remarquée ne nous empêcha pas de nous diriger au guichet VIP, où personne ne nous attendait. Notre sésame finalement en poche, il nous restait à trouver M.Benoit Dujardin qui nous montra la voie à suivre jusqu'à notre petite table - que l'on aurait bien amenée jusqu'à Beaublanc (parce que oui, on a trouvé ça bien sympa d'accorder une petite place pour un PC et 3 petits journalistes non-pros - merci Poitiers !).

Le match comme on l'a vu

Bien installés, nous pouvions nous pencher sur le match avec notre joli petit gilet bleu (non non non, on n'était pas déguisés en Pictagoules, c'est promis). Et tiens, puisqu'on parle de match, vous voulez savoir ce qu'il s'est passé sur le parquet ? Ne bougez point, nous sommes là pour vous narrer cette histoire ! (spéciale dédicace au père Castor)

On a vu un but de Massie en pleine lucarne dos au panier, suivi d'un poteau de Karim Souchu à 3 points. Malheureusement, la poisse continuait à poursuivre le club omnisports de Limoges, puisque Fred Weis ne transformait aucun de ses 4 essais sur la ligne des lancers francs (lui qui est pourtant en pourparlers avec le CA Brive selon une rumeur insistante lancée par un certain Raph D.).

Bon, plus sérieusement. Parce que tout le monde a peut être pas autant envie de rigoler que nous. Désolé pour eux (vous ?), mais ce soir on veut pas pleurer, la route est assez longue comme ça. Oui, on tape notre analyse dans la voiture. Quoi, vous voulez une photo pour preuve ? Bon, pour tout vous dire, on avait prévu de la mettre, cette photo. Mais on a fini par abdiquer face aux ennuis techniques... Pardonnez-nous !


Le match comme on était censés le voir

Alors, parlons basket.
Remarquons l'apparition de Karim Souchu dans le 5 de départ, récompensé pour sa prestation face à Pau. Dès le début de la partie, Massie, omniprésent, joue des coudes dans la raquette et se montre efficace au rebond. Massie qui est définitivement l'assurance tout risque de ce début de saison. Alors que la réussite fuit un peu tout le monde, Guinn est le premier à trouver la mire de loin. Mais Limoges écourte trop ses séquences, notamment par Wright, même si l'on note par moments une bonne relation de l'axe 1-5, avec Massie et D'Almeida (13-15) avant que les choses ne commencent à se compliquer... 21-17 à la fin du QT1.
Banks peine encore de loin mais Weis est présent avec un énorme rebond comme on les aime. Bennet, plus en vue qu'à l'accoutumée, a marqué ses 2 premiers points sous le maillot limogeaud (25-21). Mais de moins en moins de solutions sont proposées à l'intérieur, et, comme nous l'a souligné François Renaux après le match, Limoges se cache beaucoup trop derrière des tirs extérieurs dont la réussite est aléatoire, et des exploits individuels. Les détails s'accumulent, et, comme me le suggère mon compère : "Patatra.". L'écart enfle jusqu'à 12 points.
Alors que les Limougeauds auraient besoin d'un ou deux paniers faciles pour se rassurer, ils tentent des choses improbables. Heureusement, Poitiers n'est pas plus en réussite, mais sur les dernières minutes Limoges n'y est pas DU TOUT.
Mi-temps à 37-25, l'addition est justifiée.

On reprend. 3 points pour Wright. Mais pas de bol, c'est pas le bon. C'est Rasheed. Merde alors, la semaine dernière on se trompe de Bennett, maintenant on se trompe de Wright... La semaine prochaine on nous prévoit quoi ? On veut bien garder notre Massie, quand même !
Le CSP pourrait profiter de nombreuses erreurs et pertes de balle poitevines. Mais non, pas ce soir. 53-37 et soudain, résignés, nous posâmes nos crayons sur notre jolie table. Décidément, cette table, si seulement elle avait logé dans le coffre de la voiture... Et puisqu'on parlait d'écart, il monte à 19 unités.
Il reste 10 minutes pour se réveiller (autant que nous si on veut boucler notre analyse avant le retour à Limoges !), et le CSP revient à -10 suite à 3 nouveaux points signés... Raph Desroses, toujours très en vue et impliqué comme jamais. 8 points même, avec un dunk de Massie sur une énorme passe de Desroses, encore lui. A 3 minutes du terme le match est relancé, et la fin de partie s'annonce haletante. La révolte est à saluer, mais elle est malheureusement trop tardive pour permettre une remontée épique. Il y avait un coup à faire, parce que la mauvaise gestion de fin de partie du PB86 nous a vraiment interpelés.

Conclusion de la soirée

Poitiers, qui a, finalement, selon les observateurs locaux, livré de loin le match le plus abouti depuis le début de la saison. Surmotivés à l'idée d'affronter Limoges, les Pictaves ont su trouver les ressources nécessaires pour nous infliger notre énième branlée consécutive, face à une équipe qui est tout simplement devenue notre bête noire depuis quelques années.

On peut difficilement en vouloir à des joueurs qui se sont révoltés en fin de match et ont tenté, malgré la réussite qui les fuit par moments.
Pour conclure, et puisqu'il faut conclure, nous on a passé une bien bonne soirée, on a bien rigolé. Nous remercions le PB86 - et notamment B.Dujardin - pour leur accueil. Même si Limoges est lanterne rouge, on est quand même à égalité avec l'ASVEL, et il y a 2 mois on aurait signé tout de suite pour ça. Alors hein.


Rendez vous dans les prochains jours pour une interview de François Renaux.

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