Qui sont nos adversaires : Antibes

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Cette semaine, cette rubrique ne va pas nous faire voyager à travers la France, mais à travers le temps pour, comme dans la chanson, vous parler d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître. En fait, le match de samedi nous fait faire un bon de plus de 10 ans en arrière. A cette époque, 3 équipes dominaient le championnat : le CSP bien sur, nos irremplaçables adversaires préférés palois et... Antibes (qui a été champion de France en 1991 et 1995). Les rencontres CSP – Antibes étaient un des sommets du championnat, au même niveau que les CSP – ASVEL l'étaient à la fin des années 90. C'est d'ailleurs un joueur emblématique de l'époque, associé dans tous les esprits aux deux équipes, qui donnera le coup d'envoi du match : Stéphane Ostrowski.
Depuis cette époque dorée, bien sur, énormément de choses ont changé pour les 2 clubs. Mais pour beaucoup, dont le présicoach très certainement, cette rencontre aura un goût particulier. Bon retour donc dans l'antre de Beaublanc à nos adversaires : l'Olympique Antibes/Juan-les-Pins Côte d'Azur Basket.

Retour en 2006. On peut constater qu'Antibes est la 15° attaque du championnat avec seulement 74 points marqués par match (le CSP en marque 76.8, 11° attaque). Face à l'excellente défense du CSP, (3eme meilleure défense de ProB), on peut raisonnablement s'attendre à ce que nos visiteurs ne marquent pas beaucoup de points samedi. Antibes n'a toutefois pas peur de voyager avec une victoire à l'extérieur en deux matchs (même bilan que le CSP, 2V-3D).
Les joueurs cerclistes devront être attentifs à ne pas se laisser prendre au jeu des fautes ; contrairement à Limoges, Antibes en commet très peu et en provoque un nombre certain. Heureusement, une adresse moyenne aux lancers-francs chez nos hôtes - qui plus est sous la pression d'un public en forme - devrait limiter les dégâts.

L'adresse justement est le principal point faible de cette équipe azuréenne. Outre leurs 62% aux lancers-francs, ils atteignent péniblement les 26% de réussite à longue distance (seul Rouen fait pire), et un acceptable 55% à proximité du cercle. Parallèlement, les hommes de Fred Forté sont les plus habiles de loin (41,9%), et ne sont surpassés que par Mulhouse et Brest de près (59%). Cette adresse sera bonne à prendre, car il ne fera pas bon laisser traîner des ballons. Antibes en prend en effet 6 de plus que le CSP à chaque match, grâce en particulier à Terrence Durham, 3° rebondeur du championnat (2° sur les rebonds offensifs). Il est accessoirement le 2° meilleur intercepteur de la division. Attention à ses mains de voleur expert ! À ses côtés, l'Américano-letton Troy Ostler (arrivé après le début du championnat) a également les moyens de faire mal à la raquette cercliste du haut de ses 2m09, en apportant ses 17 points et 6 rebonds. L'expérimenté Yann Mollinari à la mène peut également apporter un danger certain, scoreur régulier (12 pts) et adroit, bon passeur ; Enfin Jacques Wampfler aura fort à faire pour brider le shooteur Rodney Webb.

Au concours de pronostic, personne pour l'instant n'envisage l'hypothèse d'une défaite Limougeaude. Gare donc à l'excès de confiance, en arrivant gagnant on risque de se faire surprendre, et l'imprenabilité de Beaublanc n'est pas une loi universelle...
Bonne chance donc aux joueurs de Limoges qui portés par leur public ont en main les éléments pour dominer cette équipe venue le temps d'un soir se rappeler au bon souvenir des habitués de Beaublanc.

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