It's a small world after all...

Illustration

Le plus surprenant dans cette nouvelle déroute sous le chapiteau de Mickey c'est que le CSP a semblé faire semblant de s'y intéresser pendant 30min. Face à un Nanterre réduit à 8 sous perfusion de réussite à 3pts et qui se permet un comportement incroyable avec le corps arbitral (ça sert d'être assistant de l'équipe de France...) Limoges a pourtant tenu la rencontre a plusieurs reprises mais n'a jamais su tuer le match. Les têtes ne devaient pas y être à 100% et ce n'est peut-être pas plus mal. Analyse.

Qui part comme un lion...

... finit comme un con ! L'adage s'est une nouvelle fois vérifié. Mis sur orbite par un 13-0 le CSP a eu toutes les raisons de penser que son adversaire privé de Petteway (écarté par le coach et depuis licencié) et bien démuni à l'intérieur avec le seul Jo Passave en big man de métier serait une proie facile. Le bon départ de Mam Jaiteh montrait aussi que les cerclistes avaient compris où il fallait appuyer mais c'était sans compter sur les chefs de gare qui ont rapidement décidé de remettre le pivot limougeaud au repos avec 3 fautes. Dans une première mi-temps où Limoges répondait à chaque début de révolte nanterrienne, on s'est rapidement dit que le CSP allait pour la première fois de son histoire disputer deux matches de suite à Disneyland. Mais non, Shuler par un buzzer beater dont il a le secret ramenait sa troupe quasi miraculeusement à 5 petits points du CSP à la mi-temps.

De l'influence de l'arbitrage

La seconde mi-temps fut marquée par deux choses : le retour (et la victoire) de Nanterre92 et... le show arbitral complètement insensé. Il est de coutume de dire que la performance des arbitres s'évalue à leur degré de transparence, donc moins on les remarque meilleurs ils ont été. Et bien là ils auront été TRES TRES TRES mauvais. ATTENTION ! Ce ne sont pas eux qui font perdre le match au CSP, Limoges est bien assez grand pour ne pas gérer des avances de 13pts et pour laisser Schaffartzik s'enflammer à 3pts ! Parlons simplement de gestion de la rencontre. Comme nous le laissions entendre en introduction, Pascal Donnadieu (Comme Vincent Collet) bénéficie clairement d'un traitement de faveur du corps arbitral se permettant des contestations constantes avec des gesticulations pourtant clairement sanctionnables d'après le règlement, mais contrairement à ses collègues comme Kyle MILLING ou Zvezdan MITROVIC, il ne se voit pas rapidement averti et menacé de faute technique... et quand il l'est, la dite faute ne tombe pas. Pire, dans ce match la contestation venait aussi très largement du terrain où Invernizzi et Schaffartzik ont plus parlé aux arbitres que qu'une concierge au facteur ! La conséquence fut que les hommes en gris n'ont pas tenu ce match et au QT3 cela a tout simplement explosé. Suite à la 5e faute de Passave-Ducteil sur Conklin dont les arbitres oublieront les LF, deux techniques sont sifflées (enfin) au banc et au coach francilien (sans que celui-ci ne soit expulsé) et in fine UN SEUL lancer-franc est donné au CSP dans une confusion digne d'un marché aux bestiaux (et encore il y a des chances que le commerce bovin soit mieux organisé). Cet épisode à +8 aura complètement sorti le CSP de son match alors que Nanterre est sorti du TM reconcentré. Incapable d'appuyer au poste cinq pourtant déserté, pilonné de loin, Limoges a vu son avance fondre et les coéquipiers de Tchouaffé creuser l'écart pour ne plus être rattrapés. La fin de match est un modèle de manque d'investissement côté limougeaud et d'héroïsme, pour reprendre les termes de Donnadieu, côté nanterrien. Dans l'adversité, les parisiens ont su se serrer les coudes alors que les limougeauds les ont regardés.

ANALYSE


En toute honnêteté, on comprend mal comment le CSP a fait pour s'intéresser à ce match. N'en déplaise à certains "vétérans" des tribunes pour qui une compétition doit obligatoirement se jouer pour se gagner, force est de reconnaître que cette Leaders Cup sans carotte européenne n'existe que pour "servir la soupe" à la LNB comme le disait Fred Forte, partisan d'y aligner les espoirs histoire de renvoyer l'ascenseur après l'épisode de la coupe de France jouée à Poitiers par les jeunes pousses face à un calendrier inflexible. En effet, en leaders cup, malheur au perdant car si l'on excepte le "privilège" de faire un tour à l'oeil dans Space Mountain (sauf Fall du Mans trop grand !) et de faire joujou avec un sabre laser en plastique à côte de Tonton Béral déguisé en Dark Vador (à moins qu'il ne s'agisse de sa véritable nature, le look de ploucos en chemisette à carreaux étant alors une couverture pour le seigneur du côté obscur ?!) la Leaders Cup ne profite qu'au vainqueur qui remporte 100.000€. Le finaliste ? Rien, les 1/2 finalistes ? Rien. Arrivant après des mois de janvier et février très denses pour les clubs engagés en coupe d'Europe ou encore en lice en Coupe de France, la Mickey Cup impose aux organismes 3 matches couperets en 3 jours (dont certains à des horaires inhabituels) totalement vains pour 7 équipes sur 8. Dans la situation de Limoges, la priorité aurait clairement été de retravailler sur son collectif totalement désorganisé ces dernières semaines (et encore hier soir) ainsi que d'essayer d'intégrer au plus vite son nouvel intérieur. Clairement, les relations avec la LNB étant ce qu'elles sont du fait du déni de la ligue du statut européen de Limoges et du discours hypocrite de son président, le CSP n'avait clairement pas d'intérêt à jouer cette coupe à fond. Alors que cette défaire relève d'un manque d'investissement ou d'une gestion catastrophique des 10 dernières minutes, peu importe. LA priorité de fin de saison c'est d'une part la qualification en playoffs, et d'autre part y faire un parcours le plus long possible poussé par un Beaublanc en fusion. La Leaders Cup... comme dirait le grand philosophe Bernard Frédéric, c'est trois Playmobils dans un évier !

On a aimé

- Le speaker... non j'déconne !
- Le boycott des Ultras-Green qui ont bien fait !
- La présence de Dingo parce qu'il est cool !
- Voir Béral tout seul au milieu de sa tribune sans amis...
- Le 13-0 du début
- Des passages autoritaires de Jaiteh à la finition
- Dru Joyce III en mode patron
- La musique de Star Wars
- voir Strasbourg perdre (encore et encore...)
- ne même pas voir Pau ^^

On n'a pas aimé

- Carter qui doit VRAIMENT se réveiller
- Axel Bouteille malade comme un chien
- le show arbitral (ça devient lassant)
- l'impunité nanterrienne jusqu'à ce que la situation soit ingérable
- perdre notre temps à Chessy
- malgré tout perdre un match contre un demi-adversaire
- le manque d'implication... mais on peut pardonner là

La suite

1) Gérer Samuels
2) Gérer Samuels
3) Gérer Samuels
4) Gérer Samuels
5) Préparer la suite de la Jeep Elite... avec un calendrier plutôt favorable et où une série de victoires sera donc nécessaire pour aborder les dernières journées plus "relevées" afin de préparer au mieux les playoffs : Châlons-Reims (à priori facile), Bourg (pas au mieux et en neutralisant Peacok jouable), Cholet (pas en forme) et Pau (au creux de la vague).

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