CSP-Nancy, l'analyse... à froid!

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Il arrive qu'au sein d'une rédaction, on ne soit pas d'accord et, comme je n'adhère pas à 100% aux propos de mon collègue (et néanmoins ami) Pointguard, je préfère publier une nouvelle news relative au nouvel échec de ce soir. Pour la lire, faut cliquer ICI!

Alors que dire? Il en est des analyses délicates à faire et celle-ci en est une. De manière plus consensuelle que précédemment, on dira que certes la fin de prolongation a été très mal gérée mais qu'objectivement (dédicace à Collins ;) , notez le joli clin d'oeil que je joints à cette dédicace), pouvait-on vraiment espérer mieux?

Rappelons le contexte: Le CSP reçoit le SLUC Nancy, grosse écurie de Pro A, sans Banks ni Guinn. Ajoutez à cela l'absence malheureuse (pour nous, pas pour lui ni son épouse, félicitations à eux d'ailleurs au passage) de Zach Wright, je ne donnais personnellement pas cher de notre peau avant même le coup d'envoi fictif donné par les Porcelaines MP Samie.
C'est pourquoi je considère que l'on peut s'estimer heureux du mauvais match des cougars à Beaublanc ce soir et d'avoir ainsi pu vivre une fin de match haletante pleine de frissons et d'adrénaline comme tout spectateur assidu de basket aime en ressentir. Après tout, on en a eu pour notre argent pour une fois même si le résultat n'est pas celui escompté.

Parlons du match. C'est donc dans un contexte difficile que les limougeauds entamaient l'année 2011 qui va s'avérer déterminante pour l'avenir de notre cher club, tout du moins les 6 premiers mois. Avec un seul meneur de métier et aucun véritable 4, Eric Girard avait fort à faire pour éviter la très probable nouvelle déculottée à domicile. Pourtant, Limoges a non seulement accroché les prolongations mais a même bien failli remporter ce match.

Tout a commencé avec un 5 peu commun composé de D'Almeida, Adam, Desroses, Salmon et Massie. Après 90 secondes de jeu, Salmon fait une très belle passe à Massie sous le cercle qui inscrit les deux premiers points de la partie. Car il est comme ça Aurélien, critiqué pour son manque d'implication dans la raquette (y compris par nous, parfois), il reste néanmoins un joueur sur lequel un coach peut compter et il nous l'a montré ce soir avec une implication et une réussite hors du commun. Je profite de ces quelques lignes pour lui tirer mon chapeau et le féliciter pour sa performance du soir. Bref, Aurélien a tenu la baraque ce soir et personne ne pourra dire le contraire. Si bien que c'est lui qui alimente le compteur limougeaud avec 7 points à son actif sur les 11 limougeauds dans ce premier quart. Pour les autres membres de l'équipe, Massie fait du Massie et donne beaucoup de travail à Akingbala. Dans un autre registre, D'Almeida peine face à Linehan qui le fait tourner bourrique et ce ne seront pas les piges de Biggs au poste 1 qui nous sauverons! On en reparle plus tard. Malgré tout, le CSP s'accroche et, au forceps, tient la dragée haute à des joueurs du SLUC visiblement sûrs de leur fait. (Fin QT1: 11-12)

le deuxième quart sera bien plus mal géré et, je vous le mets en plein dans le mille, Biggs a beaucoup joué dans ce fait! J'en veux pour preuve cette magnifique passe adressée pile poil entre Salmon et Souchu écartés de 5m qui a terminé sur la table de presse. Biggs, que l'on ne peut pas réellement pas blâmer car hors de son registre habituel, ou le meneur qui ne trouve aucune solution de jeu et finit par tenter un shoot casse croute à 3 points quand il ne reste que 2 ou 3 secondes sur la possession. Dur? c'est vrai? Qui est le fautif? Je ne sais pas plus que dans mon analyse précédente. Est-ce réellement le joueur qu'il faut critiquer ou bien celui qui s'est obstiné à le faire évoluer à ce poste malgré la preuve par 28 qu'il ne correspondait pas? Le débat reste entier.

En conséquence de cette faiblesse au poste 1 et du manque d'opposition à Linehan qui lui est directement liée, les joueurs du SLUC ont peu à peu retrouvé leur basket et ont très proprement alimenté la marque pour se préparer un bon petit matelas de 10 points que les locaux peineront à crever malgré une débauche d'énergie rarement constatée cette saison. C'est parfois quand toutes les circonstances sont défavorables qu'une équipe créée l'exploit et que certains joueurs se transforment en pitbull. Ce fut le cas ce soir, même si à cette envie, il faut ajouter réussite et talent, ce dont nous manquions dans bien des domaines ce soir. C'est ainsi assez logiquement que les joueurs d'Eric Girard rentrent au vestiaire avec un retard de 10 points suite à un panier au buzzer "à la zach" de Linehan. (Mi temps: 30-40)

Autant dire que l'on pense à cet instant que les dés sont joués. Il est assez difficile d'imaginer ce CSP amoindri remonter et perturber la mécanique nancéenne. Et pourtant, et ceci malgré un navrant Raph Biggs, les limougeauds ont peu à peu réduit l'écart pour revenir à 3 petits points des visiteurs du soir, semble-t-il agacés de cette remontée dnt les artisans sont avant tout Salmon, Massie mais également Adams (ce qui est plus surprenant) plus heureux au delà des 6,75m qu'à l'accoutumée (parait que c'est son rôle en fait!). (Fin QT3: 50-53)

Toujours est-il qu'au début de ce dernier quart, on se dit qu'on peut leur mettre dans le SLUC. Mine de rien, les limougeauds ont largement emporté le troisième quart 20 à 13. Une première fois, Aurélien Salmon fera lever Beaublanc (55-55, 33ème minute) avant de remettre le couvert à 58-58 sur la contre attaque d'une antisportive sifflée contre Adams si je me souviens bien. Pour mémoire, l'antisportive avait été sifflée pour une faute, certes présente, mais pas non plus gravissime quelques secondes seulement après qu'un nancéen se soit permis d'invectiver de manière très vilaine ce même arbitre... sans être inquiété le moins du monde. Les coéquipiers Darden (45 minutes au compteur... malgré un banc bien rempli) reprenaient malgré tout encore de l'avance sur lancers suite à une faute de... Salmon, au four et au moulin, et visiblement émoussé par tant de travail. Peu importe, Maitre Massie continue son travail de sape sous le cercle et obtient deux lancers auxquels il ajoutera un petit and one sur un gros dunk rageur.

Plus tard, il reste 15 secondes à joueur, la marque est de 67-70 et Girard prend un temps mort durant lequel Adams lui demandera 3 fois de réexpliquer les consignes. Alors que l'on s'attend tous à ce que la balle arrive dans les mains d'Aurélien Salmon chaud bouillant, c'est finalement Tommy Adams qui dégainera une nouvelle fois et accrochera les prolongations à la surprise générale à 6 secondes du buzzer final lors duquel les lorrains se sont vus refuser le panier de la victoire. (70-70 Fin QT4)

D'un côté, nous avons des lorrains très agacés et de l'autre un clan limougeaud survolté qui continuera sur sa lancée creusant même l'écart à 7 points (77-70 après une seule minute de jeu en prolongations). La suite, vous la connaissez et je vous propose de lire le news précédente de pointguard qui la décrit très bien. Limoges a géré au lieu d'asphyxier définitivement ses adversaires. Cette faute est imputable au coach qui a donné les consignes de jeu, n'a pas fait rentrer Desroses qui n'avait joué que 17 minutes et qui est capable de gérer ce genre de situation et a préféré confier les clés du match à Biggs pourtant triste à voir dans ce rôle de meneur.

Alors voilà, on en est là. On aurait pu prendre 2 points et faire un hold up à la maison, on aurait aussi pu distancer un peu les pictaves et vichyssois. Disons que perdre face à Nancy au complet est assez logique, surtout compte tenu des circonstances. Disons aussi que le coach a une grosse part de responsabilités... y compris quand il dit Adams de rentrer le panier de l'égalisation. C'est sûr qu'il n'est plus l'homme de la situation, c'est également sûr que nous prendrons cher à Cholet samedi prochain... Le CSP est-il condamné? Pas sûr... On peut être moins mauvais que Poitiers et Vichy et ainsi limiter la casse. Wait and see!

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