CSP - Charleville : Eviter la faute !

Illustration

Maintenant, c'est clair : le CSP va jouer la 2nde place du championnat. Incapable de s'imposer à l'extérieur contre les équipes de top 8, incapable de tenir un score de +6 à quelques minutes de la fin (contre Evreux et à Maurienne) ajouté à la qualité et quantité des joueurs palois, il ne faut plus se faire d'illusion. Alors certes on pourrait me dire qu'on a battu Pau ! Oui mais bon, c'est un petit hold up. Et le niveau de jeu n'est pas ce qu'il était avant la trêve, soit les quelques matchs où Darby arrivait à faire jouer l'équipe. Depuis ...

Depuis, le CSP a du mal : 3 défaites sur les 4 derniers matchs (et un hold up en victoire), les temps sont durs. Et avec des déplacements au Portel, à Nanterre, à Bourg (et j'en passe), la vie ne s'annonce pas comme un long fleuve tranquille. Et mardi, c'est Charleville qui s'annonce à Beaublanc. Cette équipe se situe dans le ventre mou du classement avec un effectif qui se connait désormais un peu mieux.

Au match aller, on avait dit que les joueurs n'étaient pas des foudres de guerre individuellement. Qu'en est-il en Janvier ?

La mène est partagée par deux français : le jeune Benoit Mangin en provenance de Nantes et Benjamin Thomas en provenance de Saint Vallier. Le premier tourne à 4 points et 3 passes pour 5 d'éval en 20' de jeu alors que le second tourne à 13 points en presque de 30 minutes de jeu pour 12 d'éval. Il a donc pris le dessus sur son coéquipier.
Un peu de logique : si Benjamin Thomas a pris le dessus sur son coéquipier, cela signifie qu'il a pris le dessus sur un joueur moyen de pro B. Donc s'il a pris le dessus sur un joueur moyen de pro B, cela signifie qu'il va littéralement "bouffer" Darby. Car Mister BD alias mister 50% (50% j'arrive à rien faire et 50% j'assume mais sans rien mettre dedans) risque de prouver à Beaublanc ses carences dans le jeu de meneur.
Notre chance : Benjamin Thomas n'a pas joué contre Clermont lors du dernier match (blessure à la cheville). Sera-t-il sur le parquet en pleine possession de ses moyens ou sur le banc pour être économisé pour la réception de Brest, match important pour Charleville ?

Aux postes 2 et 3, c'est déjà un peu plus solide. On retrouve le rescapé de l'an dernier Chris Davis (19 points, 16 d'éval cette saison), le clutch player de cette équipe et son guerrier.

Illustration


Mais il n'est pas seul car un ancien de Bourg (5 derniers matches de l'an dernier), Pele Paelay l'a rejoint.

Illustration


Et par rapport à son passage express à la JL, il a sérieusement haussé ses stats puisqu'il tourne à 16 d'éval en 30 minutes en étant au four et au moulin (15pts, 5 rbds, 3 pds, 2 interceptions). Bref, du sérieux sur les ailes.

Ces 2 joueurs sont secondés par un ancien espoir de l'ASVEL, Kevin Joss-Rauze qui n'arrive pas à confirmer puisqu'il n'a que 4 d'évaluation en 18 minutes sur le parquet.
Donc là aussi, la comparaison avec les ailiers du CSP est fatale à Charleville avec Mohammed, Souchu et Desroses... et Renaux. Quoi que, en ce moment …. !

Enfin à l'intérieur, au poste 5, le globe trotter lituanien, Marius Janisius a été remplacé depuis mi décembre par Nemanja Calasan. Il tourne à 12pts et 8 rbds en 30' de jeu environ. Donc un joueur de l'école Yougoslave solide. Il est aidé au poste 4 par un ancien de Nancy (ok ok il n'y a jamais fait de miracle) et en provenance du Benetton ... de Fribourg (Suisse) DJ Harrison qui cumule ses 13 pts et 6 rbds en plus de 25 minutes.

Illustration

Kevin Corre assure une rotation correcte avec ses 8 points en 20 minutes alors que Vincent Mendycomplète le quatuor

La comparaison est donc en faveur du CSP. Mais tant que le CSP n'aura pas résolu le problème criant de la mène (vu par les spécialistes basket des médias, les supporters), il y aura toujours une part de doute.
Surtout que Charleville est la meilleure attaque du championnat donc attention (mais c'est celle qui fait le moins d'interception). Pour tout le reste, Charleville est comme son classement : dans le milieu de tableau alors que Limoges est dans le haut des classements.

En résumé, au niveau valeur pure, il n'y a même pas l'ombre d'une photo (sauf à la mène). Au niveau collectif, là aussi, ça ne doit pas faire un pli. En clair, pour le CSP tout autre résultat qu'une victoire serait à la limite de la faute professionnelle. Maintenant, quid de la performance de nos meneurs qui restent sur un match médiocre (pour être poli) à Maurienne (alors que Vincent Mouillard semblait prendre de plus en plus confiance).

  • Autour du match
  • Commentaires (16)