Au finish !! Clermont 62-63 Limoges

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Le Limoges CSP rencontrait un Stade Clermontois métamorphosé. Machine poussive sur les sept premières journées du championnat, le club auvergnat a rapidement fait le ménage : exit Mayo le meneur qui n'a pas pris et surtout arrivée de Justin Ingram et William Gradit en joker. Prolongation également de Mamadou Sy en remplacement de Modibo Niakate. Associés aux joueurs de valeur que sont Bing et Bucknor les nouveaux venus ont fait passer un sale quart d'heure au CSP qui a essuyé les plâtres de ce Clermont new look. Retour sur une rencontre qui s'est gagnée au mental.

QT1 (16-15) Pas de round d'observation.
Les néo-auvergnats avaient faim et n'ont pas croqué le ballon. Ingram a tout de suite rappelé à la ProB sa valeur et coach Racine a retrouvé le sourire. L'apport de Gradit donnait lui aussi entière satisfaction dès les premiers ballons et c'est toute la maison des sports qui se rassurait (les abonnés avaient de quoi s'inquiéter après le début de saison catastrophique). Limoges pourtant sensé être plus en place collectivement que la team clermontoise avait les plus grandes difficultés à rester en rythme d'autant plus que Super-Momo n'avait pas été intégré au cinq de départ et n'allait jouer que 13 minutes au total.

QT2 31-27 Une mi-temps décevante
Les deux formations se sont rendu coup pour coup dans un QT résolument défensif. Après s'être fait marqueur en première période, Ingram s'est mué en passeur dans ce second acte (il émargera à 9 en fin de rencontre !). Côté limougeaud Mohammed a permis pas son talent offensif au CSP de ne pas prendre d'éclat et Passave a confirmé ses bonnes dispositions en offrant une opposition plus que décente à l'explosif Bing. Malgré tout Limoges compte encore trop sur les initiatives de ses joueurs pour prendre le dessus et n'inspire donc pas la crainte d'une grosse machine de guerre.

QT3 44-45 Balle-faute-lancers.
Comme quasiment toute la rencontre les deux équipes se sont séparées sur un point d'écart dans un quart temps une nouvelle fois marqué par les fautes et les lancers, les deux défenses ne voulant pas lâcher quoi que ce soit. A défaut d'être spectaculaire et agréable à regarder cela montre l'abnégation des deux équipes à protéger leur panier et la volonté de ne pas laisser de panier facile à l'adversaire. Darby et Salmon ont su ajuster de loin dans les moments chauds pour ne pas se laisser distancer.

QT4 62-63 A quelques centimètres près...
Le dernier QT n'a détonné en rien du match dans son ensemble. La marque fut d'ailleurs fidèle (une 15aine de pts par QT) signe qu'aucune équipe ne s'est "emballée" à un moment ou à un autre. Dans une rencontre si calibrée, la décision allait donc se jouer sur un détail, sur une possession. Pour Limoges ce fut un ultime panier de John McCord à 3 secondes de la fin qui fit pencher la balance. Pour Clermont ce fut la maladresse d'Ingram sur le dernier tir qui fut cruelle -on ne doute pas que le meneur américain se serait bien vu en clutch dès sa première rencontre à domicile qui plus est-. Désolé donc cher Justin de ne pas t'offrir ce plaisir mais c'est bien Limoges qui a remporté ce derby du centre.

Encore une fois, et ce n'est pas pour nous acharner, Darby aura montré ses limites en perdant une nouvelle fois beaucoup de balles (6 au total) ne finissant qu'à 7 d'éval malgré ses 11pts et 5pds (nettement plus dans nos attentes) mais son petit 60% aux LF associé aux déchets cités plus haut font qu'à temps de jeu supérieur Brent est moins performant que Vincent Mouillard. Sans faire insulte à son meneur français, le CSP est en droit d'éxiger mieux de son meneur américain. John McCord était lui aussi dans un soir sans (ou peut être a-t-il été bien ciblé par Régis Racine ?) et ses 4pts et 6rbds semblent bien maigres par rapport à son rendement habituel, on lui pardonnera volontiers vu que son dernier panier fut au combien décisif !

Au chapitre des satisfactions, Souchu et Ford confirment par leur régularité statistique mais c'est encore une fois la victoire dans un contexte serré qui est de nature a rassurer. Le CSP ne joue pas bien, le collectif n'est pas beau, plusieurs joueurs passent à côté de leur match, Mohammed est un peu emprunté et pourtant Limoges s'impose. Alors on ne peut s'empêcher de rêver au beau jour (de printemps ?) où tout ce beau monde va se mettre à l'unisson et enfin nous produire le basket susceptible de ravir le public limougeaud. Ce jour là, avec 10 joueurs au top de leur forme et tous ces talents individuels au service du collectif, on se demande bien qui pourra empêcher Limoges de retrouver sa place dans l'élite. D'ici là on se contentera de ces victoires de raccrocs qui nous permettent au moins de ne pas prendre de retard au classement.

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